Un consortium américain se positionne sur le projet du Grand aéroport du Littoral porté par la CCAA
PremiumPorté depuis plusieurs années par la Cameroon Civil Aviation Authority, le projet de Grand aéroport du Littoral fait désormais l’objet de discussions avec deux entreprises américaines. A. Epstein and Sons International et Integrated Trade Finance évoquent une infrastructure dont le coût est estimé à 2 milliards de dollars.
Le projet de Grand aéroport du Littoral à Édéa (entre Douala et Kribi), porté depuis plusieurs années par Porté depuis plusieurs années par la Cameroon Civil Aviation Authority, le projet de Grand aéroport du Littoral fait désormais l’objet de discussions avec deux entreprises américaines. A. Epstein and Sons International et Integrated Trade Finance évoquent une infrastructure dont le coût est estimé à 2 milliards de dollars. Le projet de Grand aéroport du Littoral à Édéa (entre Douala et Kribi), porté depuis plusieurs années par la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) s’invite désormais dans les discussions économiques entre le Cameroun et les États-Unis. Le 27 août 2026, dans le cadre du premier Dialogue économique et commercial entre les deux pays, A. Epstein and Sons International et son partenaire financier Integrated Trade Finance (ITF) ont fait état d’un projet d’« aéroport de classe mondiale » évalué à 2 milliards de dollars, soit environ 1 200 milliards de FCFA. L’initiative correspond au projet de nouvel aéroport envisagé par la CCAA dans le Littoral. Face aux contraintes de l’actuel aéroport international de Douala, l’autorité camerounaise de l’aviation civile travaille depuis plusieurs années sur la création d’une nouvelle plateforme à Édéa, entre Douala et Kribi. Le projet doit permettre d’accompagner la croissance du trafic aérien et de renforcer les capacités aéroportuaires de la région du Littoral. Fin 2025, le ministre des Transports avait annoncé le lancement en 2026 des études de faisabilité du Grand aéroport du Littoral. Celles-ci doivent être conduites avec la CCAA et Aéroports du Cameroun (ADC). Le positionnement d’acteurs américains intervient donc alors que le projet se trouve encore dans sa phase de préparation. Le montant avancé par les partenaires américains donne une première indication sur l’ordre de grandeur financier associé à cette infrastructure. Les 2 milliards de dollars correspondent toutefois à une estimation présentée dans le cadre des opportunités discutées entre les deux pays et non à un financement déjà mobilisé. Le document américain classe d’ailleurs le projet parmi les opportunités encore « en discussion ». Les conditions de financement, la structure du projet, le calendrier de réalisation et les modalités d’intervention des partenaires restent donc à préciser. Le positionnement d’A. Epstein and Sons International apporte néanmoins une dimension technique au dossier. Fondé en 1921 à Chicago, le cabinet d’architecture et d’ingénierie est détenu par ses employés. Il revendique notamment une expérience liée à l’aéroport international O’Hare de Chicago et des références auprès de groupes comme Apple et Hyatt. Son partenaire Integrated Trade Finance LLC intervient pour sa part dans le conseil et l’intermédiation financière. Basée à Omaha, dans le Nebraska, et fondée en 2008 par Jeffrey Kamins, la société indique travailler sur le financement de projets dans les secteurs minier, aéronautique et énergétique en Afrique. Elle revendique un réseau couvrant plus de 35 pays du continent et présente Epstein Global parmi ses partenaires d’ingénierie. Le positionnement américain intervient alors que l’actuel aéroport international de Douala fait lui-même l’objet d’un important programme de modernisation. D’un montant de 95 milliards de FCFA, financé par l’Agence française de développement (AFD), ce chantier porte notamment sur la rénovation de l’aérogare. Sa livraison est annoncée pour 2028. Les deux opérations répondent à des horizons différents. La rénovation de Douala vise à améliorer les capacités de l’infrastructure existante, tandis que le Grand aéroport du Littoral doit constituer une nouvelle plateforme aéroportuaire pour accompagner les besoins futurs de la région. Après plusieurs années de préparation, le projet porté par la CCAA dispose ainsi d’une nouvelle piste de partenariat avec des acteurs américains. Mais avant d’aboutir à la construction de l’infrastructure, les prochaines étapes devront porter sur les études de faisabilité, le montage financier et la définition précise des modalités d’intervention d’Epstein et d’ITF. À ce stade, le fait nouveau est donc moins la mobilisation des 2 milliards de dollars que l’entrée du projet de la CCAA dans les discussions avec des partenaires américains susceptibles de contribuer à sa structuration et à son financement.Une enveloppe de 2 milliards de dollars
Un projet qui avance en parallèle de la rénovation de Douala
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