Coopération : Le Cameroun ouvre des discussions avec les États-Unis sur le rapatriement des Fonds RES
PremiumAprès les négociations conduites à l’échelle sous-régionale par la Beac, Yaoundé privilégie désormais une approche bilatérale pour tenter de sécuriser et rapatrier ces ressources financières.
La ville de Yaoundé a abrité hier, le 1er Dialogue économique et commercial Cameroun-Etats Unis. Une délégation américaine conduite par la Sous-Secrétaire adjointe, chargée des affaires africaines au Département d’Etats-Unis, Sarah Troutman a fait le déplacement pour prendre part aux échanges qui ont tourné autour de trois axes : l’amélioration du…
Après les négociations conduites à l’échelle sous-régionale par la Beac, Yaoundé privilégie désormais une approche bilatérale pour tenter de sécuriser et rapatrier ces ressources financières.
La ville de Yaoundé a abrité hier, le 1er Dialogue économique et commercial Cameroun-Etats Unis. Une délégation américaine conduite par la Sous-Secrétaire adjointe, chargée des affaires africaines au Département d’Etats-Unis, Sarah Troutman a fait le déplacement pour prendre part aux échanges qui ont tourné autour de trois axes : l’amélioration du climat des affaires et de l’environnement des investissements, la promotion des investissements et des partenariats, le développement du commerce bilatéral et l’accès aux marchés.
Dans la session I consacrée au climat des affaires, la partie camerounaise a mis sur la table des discussions, le sujet relatif à la sécurisation et au rapatriement des Fonds destinés à la restauration des sites miniers (Fonds Res). Il s’agit des provisions financières constituées par les entreprises du secteur extractif (pétrole, gaz et mines) pour remettre en état les sites exploités en fin de vie.
En effet, les Fonds Res attendus par le Cameroun et les autres pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale se chiffrent entre 3000 et 8 000 milliards de FCFA. Ils sont bloqués depuis des années dans les banques internationales. Face à plus de six années de résistances et de négociations infructueuses menées par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) face aux multinationales du secteur extractif, la banque centrale a abandonné son approche centralisée pour privilégier des discussions bilatérales État par État. Raison pour laquelle le Cameroun engage les discussions avec les Etats-Unis.
Pour le Cameroun et la sous-région, le rapatriement des Fonds Res vise à renforcer les avoirs extérieurs en devises de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et à stabiliser la couverture de la monnaie. « Nous sommes convaincus que le cadre d’un dialogue technique inclusif est approprié pour l’examen des solutions juridiques, financières et institutionnelles en matière de rapatriement des Fond Res. Une démarche qui implique la Beac en charge de la politique monétaire commune. Son aboutissement pourrait contribuer à une meilleure perception du climat des affaires dans l’ensemble de la Cemac. Toute chose de nature à mobiliser encore plus d’investissements dans le secteur minier » a déclaré Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire. Les conclusions des échanges sur le sujet restent attendus.
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