Le Groupe industriel camerounais Prometal accentue son offensive contre le déficit de la balance commerciale locale par le renforcement de ses capacités de production. Le pilier de cette stratégie repose sur la réduction de la dépendance aux importations, et à la valorisation du potentiel local. À travers sa filiale PROALU, le groupe cible une substitution compétitive des produits autrefois importés. Les données présentées au cours de cette visite de presse, indiquent des enjeux financiers majeurs : 19 milliards de FCFA pour les câbles électriques, 2,5 milliards de FCFA pour les transformateurs et 8 milliards de FCFA pour les bobines de tôles en acier.
Une montée en puissance énergétique
L’expansion industrielle du Groupe Prometal repose sur une planification rigoureuse de ses capacités électriques. Les projections chiffrées indiquent un triplement de la consommation en trois ans pour les sites actuels, avant un saut technologique lié au futur complexe de Kribi.
En 2024, la puissance utile des sites s’établit à 26 MW. Ce besoin croît à 40 MW en 2025 pour atteindre 60 MW en 2026. Pour l’exercice 2027, la demande totale des sites de Bassa se fixera à 75 MW, ce qui représente environ un sixième de la capacité de production du barrage de Nachtigal. Dans le détail de cette projection pour 2027, l’unité PROMETAL absorbera 60 MW, tandis que ses filiales PROALU et PROCABLE nécessiteront respectivement 11 MW et 4 MW.
L’horizon 2030 marque une étape supplémentaire avec le développement du Cluster sidérurgique de Kribi. Ce projet engendrera un besoin additionnel de 100 MW. Par conséquent, la puissance totale cumulée pour le pilier Acier-Aluminium est estimée à 175 MW à l’échéance 2030, confirmant l’envergure systémique du groupe dans le paysage énergétique national.
Perspectives 2030 : le cluster sidérurgique
Le futur du groupe s’articule autour de la création d’un pôle sidérurgique et métallurgique dans la région de Kribi. Ce projet s’inscrit en soutien à l’industrie minière nationale via l’extraction et la transformation locale du minerai de fer. Ce nouveau palier portera la demande énergétique totale du pilier Acier-Aluminium à 175 MW d’ici 2030.
Enfin, le renforcement des chaînes de valeur passera par des partenariats stratégiques en amont, notamment avec ALUCAM et les acteurs de la transformation de noix de palme (via la filiale NOVIA), afin de transformer localement la bauxite et les matières premières agricoles.


