La séance affiche 58 actions transigées pour 2,34 millions FCFA, en retrait de 53 % par rapport au 27 janvier. Deux titres ont concentré l’activité : SAFACAM, avec 28 transactions à 30 001 FCFA l’unité (micro-hausse de 0,003 %), et SOCAPALM, avec 30 actions à 50 000 FCFA, sans variation. SEMC, La Régionale, BANGE et SCG-Re restent figées. La capitalisation globale grimpe symboliquement de 1,24 million. Elle est passée de 477,747 à 477,748 milliards FCFA, portée par l’ajustement de SAFACAM. L’indice All Share demeure cloué à 1 074,33 points.

Cette hausse infinitésimale de SAFACAM interroge la capacité du marché à valoriser les fondamentaux. Spécialisée dans l’hévéaculture et le palmier à huile, l’entreprise a bénéficié en 2025 d’une hausse de 12 % du prix du caoutchouc, portée par la demande asiatique. Son ratio cours/bénéfice (PER) de 13,2 reste attractif face à la moyenne de 15 sur la BRVM. Pourtant, le volume échangé illustre l’étroitesse du flottant (7,45 milliards FCFA) et l’absence d’institutionnels capables d’impulser un momentum.

Les carnets d’ordres révèlent un déséquilibre persistant : 238 actions demandées contre 927 offertes. Sur SEMC, l’écart achat-vente bloque toute transaction. Ce manque de teneurs de marché aggrave la fragmentation. Le compartiment obligataire, fort de 1 305 milliards FCFA d’encours, reste muet pour la cinquième séance consécutive, malgré des ordres sur EGA12 ou ALIOS-05. Le dernier soubresaut remonte au 23 janvier.

À rebours de cette langueur, les OPCVM poursuivent leur ascension. FCP AB Avenir progresse de 0,07 % (+22,81 % depuis 2023) et FCP ASCA Patrimoine culmine à 15 672,01 FCFA. Ces flux captés par la gestion collective contournent un marché actions jugé trop illiquide, offrant une alternative sécurisée dans une zone CEMAC où la bancarisation plafonne à 40 %.

Cette micro-hausse de SAFACAM rappelle que la BVMAC dispose d’un vivier agro-industriel adossé à des actifs réels. Reste à lever les freins structurels : élargir le flottant (17 % contre 25 % sur la BRVM), introduire des teneurs de marché et accélérer les introductions, comme celle de BGFI Holding attendue en 2026. Sans ces catalyseurs, le marché restera suspendu à des soubresauts sporadiques.

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