L’analyse des flux portuaires du Cameroun et de son hinterland pour l’année 2025 révèle un volume global de 111 126 EVP. Les données indiquent une concentration des activités sur les ports de Douala et Kribi, points de sortie pour les marchandises du Cameroun, du Tchad, de la République Centrafricaine (RCA) et du Congo.

Le bois et ses dérivés constituent le socle de ces exportations avec 55 637 EVP, soit 50,1 % du trafic total. Cette commodité domine le mix produit devant le cacao, qui représente 16 % des volumes. La provenance du bois s’établit principalement au Cameroun avec 74 % du volume de la filière, suivi de la RCA (16 %) et du Congo (10 %). Pour ces deux derniers pays, le bois représente la quasi-totalité des flux dirigés vers les terminaux maritimes camerounais.

Dans le rapport consulté par L’Economie, le calendrier de l’exportation de bois affiche une stabilité sur l’année 2025, contrairement aux produits agricoles soumis à des cycles saisonniers marqués. Les statistiques mettent toutefois en évidence un pic d’activité en décembre avec un volume de 4 473 EVP. Ce mouvement de fin d’année coïncide avec le rush des autres filières.

À l’inverse, la période de juillet à septembre enregistre un ralentissement du flux de bois en provenance de la RCA. Ce phénomène s’explique par l’impact des pluies sur l’état des routes, qui réduisent l’acheminement depuis l’hinterland forestier.

Sur le plan global

La répartition géographique globale place le Cameroun en tête avec 82 497 EVP, soit 74,2 % des exportations totales. Le Tchad occupe la deuxième position avec 12 %, porté par les graines et le coton. La RCA et le Congo contribuent respectivement à hauteur de 8,2 % et 5 %. L’analyse de Pakazure précise que le bois sécurise les corridors logistiques tout au long de l’année, agissant comme un régulateur de flux face à l’intermittence des campagnes de cacao ou de coton.

Toutefois, la gestion des équipements portuaires fait face à des défis lors du premier trimestre de l’année 2025. La simultanéité des exportations de cacao et de graines tchadiennes sature les infrastructures de stockage. Les prévisions suggèrent l’utilisation du creux d’activité du troisième trimestre pour intensifier l’évacuation des stocks de bois dormants afin de libérer l’espace quai avant la reprise de la saison haute en octobre. La pérennité du modèle exportateur repose sur la capacité des ports à absorber ces volumes de bois tout en gérant les pics saisonniers des denrées périssables et agricoles.

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