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Riz et maïs : Les voies pour améliorer la production

Jean Daniel Obama23 septembre 2025Mis à jour le 23 septembre 2025Temps de lecture 2 min
Riz et maïs : Les voies pour améliorer la production
L'ECONOMIE

Farrelly Mitchell, un cabinet international de conseil en alimentation et agroalimentaire a récemment publié une étude sur : « Les lacunes du marché dans les secteurs agricoles : quelles opportunités d’investissement en Afrique Centrale ? cas du Cameroun ».Selon Salma Barkaoui, analyste principale en agroalimentaire et industries agricoles, en 2024, le Cameroun comptait déjà 30 millions d’habitants et l’agriculture compte pour 18% du Produit intérieur brut (PIB) national. Le pays dépense chaque année 800 millions de dollars (plus de 445 milliards FCFA) pour des importations alimentaires alors que 65% de sa population est active dans le domaine de l’agriculture et moins de 15% de la production agricole bénéficie d’une transformation locale.

Comme principaux défis que rencontre l’agriculture au Cameroun, Farrelly Mitchell parle de la dépendance aux conditions climatiques et aux aléas saisonniers. Les coûts de production élevés de la main d’œuvre, des intrants et de l’entretiens des espaces agricoles. Outre l’accès limités au financement pour les petits producteurs, l’étude parle aussi de l’insuffisance des infrastructures de transformation. La concurrence élevée sur le marché mondial et la fluctuation des prix internationaux s’ajoutent à ces difficultés.

En guise de solutions pour ce qui est des filières maïs et riz, Farrelly Mitchell propose l’adoption des techniques agricoles avancées pour améliorer la production, le développement et l’amélioration des systèmes d’irrigation et de stockage. La création des mécanismes financiers adaptés (micro crédit et assurances récolte), la recherche et la diffusion des semences améliorées résistantes, le renforcement des coopératives et des structures d’appui, le développement des filières de commercialisation et la facilitation de l’exportation. Le pays doit investir dans la production locale des intrants et dans l’accès aux équipements modernes et développer les lignes de crédit adaptés pour les petits producteurs. Moderniser les système irrigation dans les bassins rizicoles (Nord et Extrême-Nord) entre autres.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACRiz et maïs
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