Parc national de Mpem et Djim :Les communautés riveraines et IDH s’engagent à protéger les ressources naturelles

Elles viennent de signer à Ngoro, une lettre d’intention à cet effet.
Les communautés riveraines vivant à la lisière du Parc national de Mpem et Djim, dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre et l’Initiative pour le commerce durable (IDH) se sont engagés se sont engagés en faveur de la protection des ressources naturelles et du développement de l’agriculture durable. Le 20 août 2026, elles ont signé à Ngoro, une lettre d’intention qui porte sur plusieurs points : la protection des forêts à la lisière du parc, le développement des systèmes agroforestiers, l’amélioration des rendements et de la qualité du cacao, l’adoption de bonnes pratiques agricoles et post-récolte, l’accès aux marchés, la conservation et la transformation des produits agricoles et la traçabilité du cacao.
« En signant cette lettre d’intention, nous ne signons pas seulement un document : nous scellons un pacte entre l’homme et la nature. Nous, chefs traditionnels, allons veiller à réduire certaines activités menées par nos communautés à l’intérieur et autour du parc, notamment le braconnage, les empiètements, le sciage des espèces protégées et l’abattage des espèces à protéger. Nous accompagnerons le Gouvernement afin de contribuer à l’éradication de ces pratiques et à une meilleure protection du parc », a déclaré Sa Majesté Lucien Nyem Movi, représentant des chefs traditionnels.
Il faut souligner que les communautés riveraines du Parc national de Mpem et Djim tirent une partie de leurs revenus de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la sylviculture et de l’exploitation des produits forestiers non ligneux. La démarche qui vient d’être engagée a pour but de concilier la préservation de l’écosystème du parc avec les besoins économiques des populations qui vivent à la périphérie. « À travers la signature de la lettre d’intention, nous prenons l’engagement solennel de produire un cacao durable, zéro déforestation, traçable et respectueux de la biodiversité. Pour y parvenir, nous souhaitons être accompagnés dans la sécurisation de nos exploitations, l’accès aux marchés, la clarification de nos droits ainsi que dans le développement d’activités alternatives génératrices de revenus », a déclaré Jean Bertrand Ngah Andzongo, représentant des producteurs.
Selon Christian Enouga, Représentant Pays d’IDH au Cameroun, la lettre d’intention qui vient d’être signée est une avancée importante vers une agriculture qui crée davantage de valeur pour les communautés tout en préservant les forêts. « Nous sommes convaincus que la protection des forêts peut aller de pair avec la création d’opportunités économiques durables pour les populations locales » précise Christian Enouga. IDH œuvre à l’accélération et au développement à grande échelle du commerce durable en mettant en place des coalitions orientées vers l’impact, réunissant des entreprises, des organisations de la société civile, des gouvernements, des institutions de recherche et de connaissance ainsi que d’autres parties prenantes.
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