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Gabon : Comilog transfère à l’État 6,47 milliards de FCFA d’infrastructures pour l’eau et les services essentiels

27 août 2026Mis à jour le 27 août 2026Temps de lecture 2 min
Gabon : Comilog transfère à l’État 6,47 milliards de FCFA d’infrastructures pour l’eau et les services essentiels
L'ECONOMIE

Les ouvrages, qui renforcent notamment les capacités de production et de distribution d’eau à Moanda, sont désormais intégrés au patrimoine public.

Au Gabon, Eramet Comilog renforce son intervention dans les infrastructures de services essentiels. L’entreprise minière indique avoir transféré au gouvernement plusieurs ouvrages et équipements d’une valeur globale de 6,47 milliards de FCFA, principalement destinés à améliorer l’approvisionnement en eau et l’éclairage public dans les zones où elle est implantée.

À Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, cette opération porte notamment sur des infrastructures hydrauliques réalisées pour renforcer les capacités de production et de distribution d’eau potable. À la Cité Lékolo II, une station de traitement d’eau d’une capacité de 12 m³ par heure dessert désormais 417 logements, soit environ 2 022 personnes.

Le dispositif comprend également deux forages industriels réalisés à Moukaba et raccordés au réseau de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Ces ouvrages permettent de mobiliser 22 m³ d’eau supplémentaires par heure. Comilog a également renforcé la capacité de propulsion de deux surpresseurs de la SEEG afin d’améliorer la desserte des quartiers confrontés à des insuffisances d’approvisionnement.

Des capacités supplémentaires pour Moanda

Ces infrastructures doivent contribuer à réduire les tensions liées à l’accès à l’eau dans cette ville minière. L’enjeu porte autant sur l’augmentation des capacités disponibles que sur la régularité de la distribution.

La rétrocession de ces ouvrages à l’État constitue une étape supplémentaire. Intégrés au patrimoine public, ils relèvent désormais du dispositif national de gestion des infrastructures hydrauliques. Leur maintenance et leur exploitation constituent donc un enjeu déterminant pour préserver les capacités nouvellement installées et garantir leur disponibilité dans la durée.

Pour anticiper l’évolution de la demande, Eramet Comilog indique par ailleurs avoir engagé deux études. La première porte sur l’augmentation de la capacité de captage de la Cité Lékolo II. La seconde concerne la mobilisation des eaux de l’Ogooué. Ces études doivent permettre de disposer de données techniques pour orienter les futurs investissements dans le secteur.

Près de 5 milliards de FCFA pour l’éclairage public

L’intervention de Comilog ne se limite pas aux infrastructures hydrauliques. Entre 2020 et 2026, l’entreprise indique avoir installé près de 6 000 lampadaires solaires à Moanda, Mounana, Bakoumba et dans plusieurs localités environnantes.

L’investissement consacré à ce volet est estimé à près de 5 milliards de FCFA. Les équipements doivent renforcer l’éclairage des espaces publics et améliorer les conditions de mobilité nocturne dans les différentes localités concernées.

À travers ces investissements, l’entreprise minière intervient ainsi sur plusieurs infrastructures qui accompagnent l’activité économique et l’urbanisation des zones où elle opère. Le transfert des ouvrages à l’État déplace désormais le principal enjeu vers leur exploitation, leur entretien et leur capacité à répondre durablement à la demande des populations.

Pour Moanda en particulier, l’augmentation des capacités hydrauliques constitue un enjeu directement lié à l’évolution des besoins d’une ville dont l’activité économique reste fortement structurée autour de l’exploitation du manganèse.

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Tags :CEMACComilogGabon
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