Gabon : Les exportations d’or chutent de 75 % au premier trimestre 2026

Le recul des volumes exportés intervient dans un contexte de perturbations des échanges internationaux, alors que le prix moyen de l’or s’est établi à 4 873 dollars l’once sur la période.
Les exportations gabonaises d’or ont chuté de 75 % au premier trimestre 2026, selon les données de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale. Cette contraction intervient alors que le marché international de l’or évolue à des niveaux élevés, avec un cours moyen de 4 873 dollars sur la période.
Le recul des volumes exportés intervient dans un environnement marqué par des perturbations des chaînes logistiques internationales. Les tensions autour de l’Iran et les difficultés affectant le trafic maritime dans la zone du détroit d’Ormuz ont notamment contribué à compliquer les conditions de transport et d’acheminement des marchandises. Pour les opérateurs miniers, ces perturbations peuvent se traduire par un allongement des délais d’expédition et une augmentation des coûts logistiques.
Au Gabon, cette situation s’est traduite par une forte contraction des expéditions d’or au cours des trois premiers mois de l’année. La baisse des volumes intervient alors que l’industrie extractive conserve un poids important dans l’économie nationale et mobilise une part significative du financement bancaire.
Selon les données disponibles, environ 63 % des crédits distribués au Gabon sont orientés vers les activités extractives. Les banques locales constituent ainsi une source de financement importante pour les entreprises opérant dans ce secteur, notamment pour couvrir leurs besoins de trésorerie et leurs dépenses d’exploitation.
Le recul des exportations peut toutefois accentuer les tensions sur les liquidités des opérateurs miniers. Les charges liées à la production, à la maintenance des équipements et au transport restent en effet engagées, indépendamment du rythme des expéditions vers les marchés extérieurs.
Dans ce contexte, le recours au crédit bancaire permet aux entreprises de financer leur cycle d’exploitation et de préserver leurs capacités opérationnelles, en attendant une amélioration des conditions d’exportation.
La chute de 75 % des exportations d’or au premier trimestre met ainsi en évidence la sensibilité de l’activité aurifère gabonaise aux conditions du commerce international. Elle souligne également l’exposition des opérateurs miniers aux perturbations logistiques, dans un secteur où les performances à l’exportation restent étroitement liées aux infrastructures de transport et à l’évolution des échanges mondiaux.
Dorothée ABOMO Stg
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