Loi de finances 2027 : Le secteur privé fait 300 propositions de mesures fiscales nouvelles

Celles jugées pertinentes devraient encore faire l’objet d’un examen.
Roger Athanase Meyong Abath, directeur général des Impôts, a conduit du 25 au 28 août 2026, une mission de concertation avec le secteur privé, à Douala. La réunion s’est tenue dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour l’exercice 2027. Les assises, selon un communiqué du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ont donné lieu à 27 séances de travail au bout desquelles, environ 300 propositions de mesures fiscales nouvelles, ont été recueillies. Aucun détail n’a filtré pour le moment sur les mesures en question.
Lesdites propositions font actuellement l’objet d’un examen approfondi, souligne le document du Minfi . Les discussions devraient ainsi se prolonger. Concrètement des séances techniques complémentaires sont prévues à la Direction générale des Impôts et devraient permettre « d’approfondir l’examen des mesures jugées pertinentes, au regard des orientations de la politique fiscale », définies par les pouvoirs publics. Toutefois, la prochaine étape de ces travaux est prévue ce mois de septembre à Yaoundé. Il s’agira notamment, d’une deuxième session de concertation. Ainsi, le ministre des Finances « compte sur l’implication constante de l’ensemble des acteurs concernés dans la poursuite des travaux préparatoires à la loi de finances pour l’exercice 2027 ».
L’épineux problème de la pression fiscale
Des concertations avec le secteur privé, la DGI en l’habitude. Chaque fois, reviennent des préoccupations sur la pression fiscale. Le système fiscal n’est toujours pas en l’avantage des entreprises, ce qui les met en difficulté, avec pour la plupart des performances en dessous de leur potentiel. Pour sa première sortie officielle en qualité de Directeur général des Impôts, Roger Athanase Meyong, s’est rendu à l’ex Groupement inter patronal du Cameroun, actuel Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). C’était le 2 juin 2023. Il était question pour les parties d’élaguer tous les facteurs à l’origine de cette méforme.
Il en est sorti que la vétusté du Code général des Impôts était quelque peu à la base de ces contreperformances enregistrées par les entreprises. Le Groupement avait alors sollicité une amélioration du Code général des Impôts car, empreint de contradictions. Toute chose faisant grimper l’informel et empêchant malheureusement l’épanouissement des entreprises. Le système fiscal a été jugé « confiscatoire » par le Groupement. En réponse à ces préoccupations, le DGI a évoqué une simplification du Code général des Impôts et bien d’autres améliorations notamment, dans le processus de dématérialisation.
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