Actualité en continu
◆Du champ à l’assiette : Nord Cameroun, Quand la sécurité alimentaire se cultive.◆Citibank Cameroon : Les liquidités dominent le bilan à 84,3 % à fin août 2026◆La Confédération Africaine de Cyclisme et Palmares World Marketing signe un accord stratégique pour accélérer le développement et la valorisation du cyclisme africain◆Pesages routiers : Les amendes ont généré 12,775 milliards de FCFA en cinq ans◆Ecobank Cameroun et l’Université de Ngaoundéré renforcent leur coopération◆Cameroun : La BAD table sur une hausse de la croissance économique en 2026◆Finance : Le Cameroun lance le processus de création d’un institut de microfinance◆BVMAC : Banane Plantain SA projette une ouverture de capital à 150 millions de FCFA◆CEMAC et UEMOA : 64,5 % des jeunes cadres envisagent de quitter leur entreprise◆Cemac : La BEAC maintient à 4,50 % son taux directeur malgré le ralentissement de la croissance◆Du champ à l’assiette : Nord Cameroun, Quand la sécurité alimentaire se cultive.◆Citibank Cameroon : Les liquidités dominent le bilan à 84,3 % à fin août 2026◆La Confédération Africaine de Cyclisme et Palmares World Marketing signe un accord stratégique pour accélérer le développement et la valorisation du cyclisme africain◆Pesages routiers : Les amendes ont généré 12,775 milliards de FCFA en cinq ans◆Ecobank Cameroun et l’Université de Ngaoundéré renforcent leur coopération◆Cameroun : La BAD table sur une hausse de la croissance économique en 2026◆Finance : Le Cameroun lance le processus de création d’un institut de microfinance◆BVMAC : Banane Plantain SA projette une ouverture de capital à 150 millions de FCFA◆CEMAC et UEMOA : 64,5 % des jeunes cadres envisagent de quitter leur entreprise◆Cemac : La BEAC maintient à 4,50 % son taux directeur malgré le ralentissement de la croissance◆Du champ à l’assiette : Nord Cameroun, Quand la sécurité alimentaire se cultive.◆Citibank Cameroon : Les liquidités dominent le bilan à 84,3 % à fin août 2026◆La Confédération Africaine de Cyclisme et Palmares World Marketing signe un accord stratégique pour accélérer le développement et la valorisation du cyclisme africain◆Pesages routiers : Les amendes ont généré 12,775 milliards de FCFA en cinq ans◆Ecobank Cameroun et l’Université de Ngaoundéré renforcent leur coopération◆Cameroun : La BAD table sur une hausse de la croissance économique en 2026◆Finance : Le Cameroun lance le processus de création d’un institut de microfinance◆BVMAC : Banane Plantain SA projette une ouverture de capital à 150 millions de FCFA◆CEMAC et UEMOA : 64,5 % des jeunes cadres envisagent de quitter leur entreprise◆Cemac : La BEAC maintient à 4,50 % son taux directeur malgré le ralentissement de la croissance
L'Economie Business Summit 2026
EBS

Du champ à l’assiette : Nord Cameroun, Quand la sécurité alimentaire se cultive.

29 septembre 2026Mis à jour le 29 septembre 2026Temps de lecture 4 min
Du champ à l’assiette : Nord Cameroun, Quand la sécurité alimentaire se cultive.
L'ECONOMIE

À Droumka, à l’Extrême-Nord, le changement se mesure d’abord en Kg de riz. Puis il se ressent sur les revenus d’une famille, la diversité des aliments disponibles et, plus loin, jusque dans les cantines scolaires. Au septentrion, la sécurité alimentaire se joue autant dans les champs que dans les habitudes alimentaires, la transformation des produits et les revenus des familles. Avec son volet nutrition, le PADFA II, financé par une subvention de 5 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD), cherche à relier ces différents maillons : diversifier ce qui est produit localement, transmettre de meilleures pratiques nutritionnelles et soutenir l’entrepreneuriat féminin.

À Droumka, une récolte qui change de dimension

Dans une exploitation familiale, produire davantage ne signifie pas automatiquement mieux se nourrir. Encore faut-il que les aliments disponibles soient variés, adaptés aux besoins nutritionnels des familles, accessibles et, lorsque la production dépasse les besoins du ménage, qu’elle puisse aussi générer des revenus.

Doubassou Gabriel a 42 ans et cultive le riz à Droumka, près de Yagoua. Il raconte une époque où sa parcelle produisait à peine deux à trois sacs de riz par hectare et où la récolte ne suffisait pas à faire vivre correctement sa famille. En 2020, sa coopérative Djokjafna rejoint le projet. Semences sélectionnées Nerica L36, engrais, accompagnement technique, écoute des besoins et vente groupée : progressivement, son exploitation change d’échelle.

C’est précisément là que le PADFA II élargit son action. Le projet, centré notamment sur les filières riz et oignon, ne s’arrête pas à la productivité : il travaille aussi sur le stockage, la commercialisation, la diversification des productions et la nutrition. Dans le Nord et l’Extrême-Nord, quarante jardins collectifs sont visés ; cinq étaient déjà fonctionnels fin 2025. Maraîchage, légumineuses, champignons, fruitiers, petit élevage et transformation simple doivent contribuer à rendre l’offre alimentaire plus diverse et plus disponible au niveau des communautés.

Sensibilisation nutritionnelle auprès des coopératives partenaires du PADFA II. © PADFA II / Rapport d’activités 2025

Quand produire autrement conduit aussi à manger autrement

Sur le terrain, le passage du champ à l’assiette se joue aussi dans les habitudes. Le PADFA II s’appuie sur des points focaux nutrition au sein des coopératives pour diffuser des messages sur la diversité alimentaire et les pratiques nutritionnelles. En 2025, 55 kits de sensibilisation ont été distribués à 30 points focaux dans l’Extrême-Nord et 25 dans le Nord ; 1 130 personnes ont été sensibilisées, dont 736 femmes et 691 jeunes. Le cadre de résultats renseigne par ailleurs une diversité alimentaire minimale chez 75 % des femmes concernées, au-dessus de la cible de 60 %.

Et le riz de la coopérative arrive à l’école

À quelques kilomètres des parcelles, le riz local poursuit sa route jusqu’à une autre assiette : celle des écoliers. En 2025, deux contrats portant sur 14,5 tonnes de riz blanchi ont été signés par des coopératives partenaires pour approvisionner des cantines scolaires. Le même produit devient alors à la fois revenu pour les producteurs, débouché pour les organisations agricoles et ressource alimentaire pour le territoire.

Alix Nembot, Responsable du pôle vert AFD

Pourquoi l’AFD a-t-elle choisi de soutenir le PADFA II et que permet concrètement la subvention de 5 millions d’euros ?

« L’AFD décide de soutenir le PADFA II pour encourager la structuration de deux chaines de valeur « riz et oignon » et renforcer la sécurité alimentaire des populations dans un contexte international complexe marqué par la guerre russo-ukrainienne qui a des impacts négatifs sur les circuits d’approvisionnement internationaux en intrants agricoles.

Les 5 millions € de l’AFD renforcent la résilience des populations aux changements climatiques à travers l’adoption de pratiques agricoles qui favorisent le maintien voire l’accroissement des rendements par l’enrichissement des terres arides. Ce financement vise également à appuyer le volet nutrition des populations bénéficiaires à travers la création de jardins collectifs permettant de diversifier les habitudes alimentaires des populations (cultures maraichères, champignons, élevage de petits ruminants). Par ailleurs l’amélioration des rendements des productions de riz et d’oignon génère plus de revenus aux populations et diversifie leur accès aux produits alimentaires. »

Des femmes au cœur du dernier maillon

Le projet cherche également à renforcer la place des femmes dans cette chaîne. Quinze entreprises féminines collectives sensibles à la nutrition ont été sélectionnées. Quatre centres pédagogiques « nutritransfo » sont prévus à Touroua, Sanguéré, Maga et Meskine pour former des transformatrices et accompagner notamment la formulation d’aliments de complément. Ici encore, le récit ne s’arrête pas à la production : transformer localement, réduire la pénibilité du travail et développer des revenus participent d’une même dynamique.

Au total, 2 944 ménages ont reçu un soutien ciblé pour améliorer leur nutrition. Ces éléments sont importants : ils rappellent que l’amélioration durable des pratiques alimentaires demande du temps, des équipements, des compétences et un accompagnement de proximité. Les prochaines étapes : déploiement des jardins, équipement des centres nutritransfo, formation des transformatrices et accompagnement des entreprises féminines permettront de mesurer plus précisément jusqu’où cette chaîne peut modifier les pratiques alimentaires et renforcer l’autonomie des ménages.

Nord Cameroun

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACNord CamerounSécurité alimentaire
Partager :FacebookXWhatsApp
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA