Cameroun : La BAD table sur une hausse de la croissance économique en 2026

Suivant les prévisions de la Banque africaine de développement, elle passerait de 3,7% à 4%.
La Banque Africaine de développement (BAD) a présenté le 22 septembre 2026 à Yaoundé, son rapport sur les Perspectives économiques régionales en Afrique centrale 2026 et son Rapport pays Cameroun 2026, sous le thème : « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement dans un monde fragmenté ». Suivant les estimations de la BAD, la croissance régionale, après 3,6 % en 2025, atteindrait 3,8 % en 2026 et 4,1 % en 2027. Au Cameroun, elle passerait de 3,7 % en 2025 à 4 % en 2026. Le rapport présenté il y a quelques jours évalue également les besoins de financement de la transformation structurelle à 42,9 milliards de dollars par an à l’horizon 2030, dont un déficit de 35,6 milliards. Pour le Cameroun, ces montants sont respectivement de 13,9 et de 9,2 milliards de dollars par an. Ce sont des estimations de besoins et de déficits, et non des enveloppes déjà mobilisées.
« Face à un tel écart, aucun budget national, aucune banque de développement et aucun partenaire ne peut agir seul. Nous devons changer d’échelle, mais également de méthode » a souligné Leandre Bassolé, Directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale. Pour lui, les Etats de la Cemac doivent mobiliser les ressources intérieures en créant de la confiance et de la valeur. Cela passe poursuit-il par l’élargissement de l’assiette fiscale, la rationalisation des exonérations, la digitalisation des administrations, la lutte contre les fuites de recettes et une formalisation progressive qui ouvre aux entreprises l’accès au crédit, aux marchés et à la protection sociale.
« Avant de rechercher de nouveaux financements, assurons-nous que les études sont achevées, que les emprises sont disponibles, que les marchés peuvent être passés et que les ouvrages seront exploités et entretenus. Les partenariats public-privé offrent des possibilités réelles, à condition que les risques soient correctement répartis, que les engagements futurs de l’État soient transparents et que chaque projet démontre sa viabilité » précise Leandre Bassolé.
Il ajoute que les banques, la BVMAC, les compagnies d’assurance, les caisses de retraite, les institutions de développement et la diaspora peuvent aussi jouer des rôles dans la mobilisation des financements, dans le respect de leurs mandats et des exigences prudentielles.
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