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La demande de fret aérien en Afrique a chuté de 13,4 % en mars 2025

Francois Gael Mbala2 mai 2025Mis à jour le 2 mai 2025Temps de lecture 2 min
La demande de fret aérien en Afrique a chuté de 13,4 % en mars 2025
L'ECONOMIE

Les compagnies aériennes africaines ont enregistré la plus forte baisse de la demande de fret en mars 2025, selon les données publiées par l’Association du transport aérien international (IATA) le 29 avril 2025.

Selon le rapport de l’IATA, la demande, mesurée en tonnes-kilomètres de fret, a chuté de 13,4 % par rapport à mars 2024, alors même que la capacité de fret a augmenté de 10,5 % sur un an. La majeure partie de cette capacité supplémentaire provenait du ventre des avions de passagers. L’inadéquation entre l’offre et la demande a entraîné une baisse significative du coefficient de remplissage du fret, qui est passé de 10,4% à 37,1 %.

« Il est possible qu’il s’agisse en partie d’une poussée de la demande alors que certaines entreprises ont tenté de battre l’annonce tarifaire bien télégraphiée du 2 avril par l’administration Trump. L’incertitude quant à la mesure dans laquelle les propositions du 2 avril seront mises en œuvre pourrait éventuellement peser sur le commerce. En attendant, la baisse des coûts du carburant, qui est également le résultat de la même incertitude, est un facteur positif à court terme pour le fret aérien. Et, dans le cadre de la pause temporaire dans la mise en œuvre, nous espérons que les dirigeants politiques seront en mesure de déplacer les tensions commerciales vers des niveaux plus fiables des accords qui peuvent restaurer la confiance dans les chaînes d’approvisionnement mondiales », a expliqué Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

Ces chiffres contrastent fortement avec ceux d’autres régions du monde, dont plusieurs ont enregistré une croissance de la demande d’une année sur l’autre. En effet, la demande mondiale de fret aérien a augmenté de 4,4 % sur un an en mars 2025, selon les données de l’IATA.

La croissance de la demande, mesurée en tonnes-kilomètres de fret, marque une performance record en mars, les opérations internationales ayant connu une augmentation plus forte de 5,5 %. Cette hausse intervient dans un contexte d’incertitudes commerciales mondiales, de modifications potentielles des droits de douane et de fluctuations des coûts du carburant. Même si l’IATA ne donne pas les raisons de la chute du fret africain, l’incertitude du commerce mondial, les changements dans les modèles d’approvisionnement et la faible connectivité régionale peuvent justifier ces performances.

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Tags :Afrique
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