Actualité en continu
AGOA : Le Cameroun reste à l’écart de la relance du dispositif américainGabon : Les recettes de l’AGASA progressent de 21 % en 2025 après plusieurs années de difficultésImportations alimentaires : Le Cameroun réduit de 17 % ses achats, tirés par le recul du riz et du maïs  Sosucam : Les défis industriels et financiers qui attendent les repreneursEcobank revendique 1 000 emplois directs et 95 % d’actionnariat camerounais après 25 ans d’activité au CamerounNotation financière : Viviane Ondoua Biwole rejoint le conseil d’administration de GIC RatingCEMAC : Maria Dolores Tung Eyang prend la tête de L’Archer Asset ManagementCEMAC : Le déploiement du Systac 2 de la Beac grippe les opérations bancairesHydrocarbures : La SCDP cherche des partenaires chinois pour financer et connecter son futur terminal de KribiProgramme économique et financier : L’UE pousse le Cameroun vers un nouvel accord avec le FMIAGOA : Le Cameroun reste à l’écart de la relance du dispositif américainGabon : Les recettes de l’AGASA progressent de 21 % en 2025 après plusieurs années de difficultésImportations alimentaires : Le Cameroun réduit de 17 % ses achats, tirés par le recul du riz et du maïs  Sosucam : Les défis industriels et financiers qui attendent les repreneursEcobank revendique 1 000 emplois directs et 95 % d’actionnariat camerounais après 25 ans d’activité au CamerounNotation financière : Viviane Ondoua Biwole rejoint le conseil d’administration de GIC RatingCEMAC : Maria Dolores Tung Eyang prend la tête de L’Archer Asset ManagementCEMAC : Le déploiement du Systac 2 de la Beac grippe les opérations bancairesHydrocarbures : La SCDP cherche des partenaires chinois pour financer et connecter son futur terminal de KribiProgramme économique et financier : L’UE pousse le Cameroun vers un nouvel accord avec le FMIAGOA : Le Cameroun reste à l’écart de la relance du dispositif américainGabon : Les recettes de l’AGASA progressent de 21 % en 2025 après plusieurs années de difficultésImportations alimentaires : Le Cameroun réduit de 17 % ses achats, tirés par le recul du riz et du maïs  Sosucam : Les défis industriels et financiers qui attendent les repreneursEcobank revendique 1 000 emplois directs et 95 % d’actionnariat camerounais après 25 ans d’activité au CamerounNotation financière : Viviane Ondoua Biwole rejoint le conseil d’administration de GIC RatingCEMAC : Maria Dolores Tung Eyang prend la tête de L’Archer Asset ManagementCEMAC : Le déploiement du Systac 2 de la Beac grippe les opérations bancairesHydrocarbures : La SCDP cherche des partenaires chinois pour financer et connecter son futur terminal de KribiProgramme économique et financier : L’UE pousse le Cameroun vers un nouvel accord avec le FMI
L'Economie Business Summit 2026
PROGRAMME D'ACCOMPAGNEMENT POUR STARTUPS CAMEROUNAISES
CEMAC

Gabon : Les recettes de l’AGASA progressent de 21 % en 2025 après plusieurs années de difficultés

Lovely ZANG17 août 2026Mis à jour le 17 août 2026Temps de lecture 3 min
Gabon : Les recettes de l’AGASA progressent de 21 % en 2025 après plusieurs années de difficultés
L'ECONOMIE

Après avoir porté ses recettes de 1,9 milliard à 2,4 milliards de FCFA en 2024, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) les a encore relevées à 2,9 milliards en 2025. Cette progression de 21 % intervient après plusieurs années marquées par une dette de 938 millions de FCFA et des difficultés de gouvernance. La direction mise désormais sur la sécurisation du recouvrement, la réorganisation interne et la maîtrise des charges pour inscrire ce redressement dans la durée.

L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) poursuit son redressement financier. Après plusieurs années difficiles, l’établissement public affiche une nouvelle progression de ses recettes. Celles-ci sont passées d’environ 1,9 milliard de FCFA avant le lancement des réformes à 2,4 milliards en 2024, puis à 2,9 milliards en 2025.

En un an, les ressources de l’agence ont ainsi augmenté de près de 500 millions de FCFA, soit une progression d’environ 21 %. Pour la direction générale, cette évolution traduit les premiers effets des mesures engagées pour assainir la gestion et améliorer la mobilisation des recettes.

Ce redressement intervient après une période marquée par plusieurs difficultés, notamment une dette estimée à 938 millions de FCFA et des problèmes de gouvernance. Pour inverser cette trajectoire, la direction générale a engagé une réorganisation du fonctionnement interne.

Le redéploiement des agents en fonction de leurs profils et le renouvellement de plusieurs responsables ont constitué les premières mesures de cette transformation. L’objectif est notamment de mieux répartir les compétences et de renforcer le pilotage des différentes activités de l’agence.

La sécurisation des recettes constitue un autre volet central de la réforme. L’Agasa a renforcé ses mécanismes de recouvrement et de traçabilité financière. Le paiement direct auprès du Trésor public doit notamment réduire les risques de fraude et les pertes de recettes.

La direction mise également sur une amélioration des déclarations effectuées par les usagers afin d’élargir l’assiette des ressources et de consolider les recettes propres de l’agence.

La gestion des effectifs reste un enjeu

Le redressement passe aussi par une réorganisation des ressources humaines. Avec le programme Agasa Compétence, l’agence entend favoriser l’intégration progressive de jeunes Gabonais dans ses effectifs, en privilégiant notamment les stages académiques et professionnels avant une éventuelle contractualisation.

En 2025, 100 jeunes ont ainsi été accueillis en situation professionnelle. Parallèlement, 62 agents ont bénéficié de formations spécialisées dans les techniques de contrôle alimentaire.

Cette transformation s’est toutefois déroulée dans un contexte social tendu. Les changements engagés ont suscité des contestations au sein de l’agence, jusqu’à une grève organisée en octobre 2025 par le Syndicat national des agents de l’Agasa.

Depuis, la direction affirme avoir renoué le dialogue avec les personnels afin de réduire les tensions et de favoriser leur adhésion aux nouvelles orientations.

La dette et la masse salariale comme prochains tests

La progression des recettes ne règle pas à elle seule les difficultés accumulées par l’agence. L’Agasa doit encore maîtriser sa masse salariale et réduire sa dette sociale. La consolidation des résultats dépendra donc de sa capacité à maintenir les performances de recouvrement tout en poursuivant la modernisation de sa gestion.

Les premiers indicateurs de 2026 sont présentés par la direction comme encourageants. Après deux exercices consécutifs de progression des recettes, le principal enjeu consiste désormais à transformer ce redressement financier en performance durable. Pour l’agence, la prochaine étape sera de consolider ses ressources tout en améliorant son fonctionnement et en rétablissant durablement la confiance des usagers et du personnel.

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :AfriqueCEMAC
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA