Dette académique : L’État solde 41 % des arriérés des universités face à la pression syndicale

L’État a réglé 4,89 milliards de FCFA sur les 5,96 milliards dus pour la prime de modernisation de la recherche au premier trimestre 2026. La dette académique cumulée des huit universités concernées atteint, quant à elle, 15,5 milliards de FCFA.
La situation des paiements dus aux enseignants des universités d’État reste au centre des discussions entre le gouvernement et les organisations syndicales. Une réunion consacrée à la dette académique et à la prime de modernisation de la recherche et des prestations académiques s’est tenue le 11 septembre 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo.
Selon le bilan présenté par le ministère, 6,3 milliards de FCFA ont été payés sur une dette académique de 15,5 milliards de FCFA, correspondant aux créances des enseignants des huit universités d’État concernées pour la période 2000-2021. Soit un taux de règlement de 41 % au 11 septembre 2026. Les universités de Bamenda, Buea et Maroua ont été privilégiées dans les paiements effectués.
Cette dette constitue l’un des volets des revendications portées par le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), qui maintient son mouvement de grève.
1,07 milliard encore attendu
La situation est différente concernant la prime de modernisation de la recherche. Pour l’exercice 2025, les 16 milliards de FCFA correspondant aux quatre trimestres ont été entièrement payés, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.
Au premier trimestre 2026, l’enveloppe prévue s’élève à 5,96 milliards de FCFA. À la date du 11 septembre, 4,89 milliards avaient été réglés, soit 82 %. Le solde, évalué à 1,07 milliard de FCFA, était annoncé en cours de paiement. Pour le deuxième trimestre, le mandatement a été effectué et les règlements étaient également en cours.
Les dotations des troisième et quatrième trimestres 2026 ont, pour leur part, été prises en charge à la suite d’une mission conjointe du ministère des Finances et du Minesup prescrite par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, pour les 11 universités d’État. Le ministère précise enfin que le règlement des prestations académiques s’inscrira dans le nouveau cycle de recensement de la dette flottante de l’État.
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