BVMAC : La cote retombe à zéro transaction, freinée portée par l’incompatibilité des carnets d’ordres

Une nouvelle séance sans la moindre transaction s’est déroulée le mardi 15 septembre 2026 à la bourse régionale de Douala. Malgré un intérêt acheteur grandissant sur SAFACAM ou BGFI Holding Corporation, les divergences de prix entre offreurs et demandeurs bloquent l’exécution des ordres.
Retour au calme plat à la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC). Après la timide reprise enregistrée la veille, la séance de cotation du mardi 15 septembre 2026 s’est soldée par un volume financier nul sur l’ensemble des compartiments. C’est la deuxième fois en une semaine que l’ensemble de la cote BVMAC reste muet, la dernière en date du 10 septembre dernier.
Aucun titre n’ayant changé de mains, les cours de clôture demeurent identiques à ceux de la veille sur les sept émetteurs cotés sur le compartiment « Actions ». L’indice de référence, le BVMAC All Share Index, conserve sa parfaite neutralité à 1 162,39 points (0,00%). La capitalisation boursière globale stagne à 1 851,58 milliards de FCFA, préservant la valeur du flottant coté à 123,64 milliards de FCFA.
Cette stérilité opérationnelle ne traduit pas une absence d’intérêt de la part des investisseurs, mais illustre le blocage récurrent de l’appariement des ordres. Le bulletin nomme cette fois trois valeurs bloquées par un écart de prix. La Société Africaine Forestière et Agricole du Cameroun (SAFACAM) affiche un appétit acheteur en hausse avec 767 actions réclamées, face à une offre limitée de 25 titres. Faute d’accord sur le niveau de prix entre les intermédiaires, le croisement n’a pu s’opérer.
Le constat est similaire sur BGFI Holding Corporation, où 175 intentions d’achat continuent de faire face à 134 propositions de vente sans trouver de terrain d’entente. Sur la Banco Nacional de Guinea Ecuatorial (BANGE), le carnet enregistre la présence de 5 titres demandés face à 70 offerts, également bloqués par le spread d’exécution. SOCAPALM reste la valeur la plus déséquilibrée de la cote, avec 2 716 titres offerts à la vente sans un seul acheteur inscrit au carnet. La Régionale s’inscrit également dans cet excès d’offre sans contrepartie acheteuse, avec 602 titres en attente de réponse.
Le compartiment de la dette réaffirme sa rigidité. L’encours obligataire global demeure immobile à 1 226,61 milliards de FCFA, réparti sur 31 lignes de titres publics et privés, au sein desquelles les investisseurs institutionnels conservent leurs positions jusqu’à l’échéance.
Cette impasse met en lumière les fragilités de l’intermédiation sur le marché secondaire de la CEMAC, où l’absence d’acteurs d’animation de marché empêche la transformation des carnets d’ordres en volumes réels.
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