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Décentralisation : Les ressources transférées aux collectivités territoriales restent limitées

Jean Daniel Obama23 juillet 2026Mis à jour le 23 juillet 2026Temps de lecture 2 min
Décentralisation : Les ressources transférées aux collectivités territoriales restent limitées
L'ECONOMIE

Plus de six ans après la mise en place des régions, seulement six décrets d’application sectoriels ont été signés sur les vingt attendus. Ce retard continue de peser sur le développement des Collectivités territoriales décentralisées.

En 2026, les régions bénéficient d’une dotation de 47,79 milliards de FCFA, à laquelle s’ajoute un transfert de fiscalité de 117,762 milliards de FCFA. Malgré la progression de cette enveloppe budgétaire par rapport aux exercices précédents, les conseils régionaux qualifient leur situation financière de précaire.

Sur le plan du transfert des compétences, l’Association des régions du Cameroun (ARC) a déploré, lors du Conseil national de la décentralisation tenu le 10 juillet 2026 à Yaoundé, l’ancrage réglementaire encore limité de ce processus. Seuls six décrets d’application sectoriels ont été signés au cours des cinq dernières années, sur les vingt initialement prévus. Ce retard continue de freiner le développement des Collectivités territoriales décentralisées.

Le ministère des Finances (Minfi) rencontre par ailleurs des difficultés dans la mise en œuvre des mécanismes juridiques, administratifs et techniques nécessaires au reversement systématique des recettes fiscales dues aux collectivités. Lors de ces travaux, le Premier ministre, chef du gouvernement, a prescrit au Minfi d’engager le processus de paiement des arriérés de salaires des exécutifs des CTD.

Au 10 juillet 2026, dans le secteur de l’éducation, les ministères de l’Éducation de base (Minedub) et des Enseignements secondaires (Minesec) n’avaient toujours pas associé les régions à statut spécial à l’élaboration des politiques publiques nationales relatives au sous-système éducatif anglophone.

Le ministère de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) n’a pas non plus élaboré les textes réglementaires relatifs à l’application du statut spécial dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il doit accompagner les assemblées régionales de ces deux régions dans la mise en place de cadres de concertation, en vue de l’élaboration commune de plans de travail annuels et de missions de développement. Dans le cadre de la lutte contre la crise sécuritaire qui affecte ces régions, le Premier ministre a également demandé au Minddevel de lever la mesure suspendant le recrutement de personnels dans ces zones.

Interrogé par le journal Cameroon Tribune dans son édition du mercredi 22 juillet 2026, le ministre de la Décentralisation et du développement local a tempéré ce constat. « Pour les vingt décrets qu’on doit signer, si on s’en tient à l’état d’esprit du président de la République, qui considère que les choses doivent se faire progressivement et méthodiquement pour qu’elles soient maîtrisées, alors nous laissons le temps aux régions d’assimiler ces compétences, de les exercer avec maestria pour que d’autres suivent. »

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACdécentralisation
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