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Economie

Coopération : La JICA revendique 363 milliards de FCFA d’interventions au Cameroun en deux décennies

Jean Daniel Obama7 août 2026Mis à jour le 7 août 2026Temps de lecture 2 min
Coopération : La JICA revendique 363 milliards de FCFA d’interventions au Cameroun en deux décennies
L'ECONOMIE

L’agence japonaise met en avant plus de 120 établissements scolaires, 1 500 salles de classe et l’accompagnement de près de 36 000 riziculteurs. Yaoundé et Tokyo veulent désormais orienter leur coopération vers la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes.

Vingt ans de coopération et environ 363,3 milliards de FCFA d’interventions. C’est le bilan présenté par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) au Cameroun, à l’occasion du 20e anniversaire de l’ouverture de son bureau dans le pays. Le bilan a été présenté le 4 août 2026 à Yaoundé, lors d’une cérémonie couplée au lancement du Programme des Volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV).

Présidée par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), la rencontre a permis de revenir sur deux décennies d’appui japonais dans plusieurs secteurs de l’économie camerounaise. Éducation, agriculture, pêche, infrastructures, développement du secteur privé, gestion durable des ressources naturelles, énergie, développement des compétences et volontariat figurent parmi les principaux domaines d’intervention.

Des réalisations dans l’éducation et l’agriculture

Selon le bilan présenté par le Minepat, la coopération japonaise a notamment permis la construction de plus de 120 établissements scolaires et de 1 500 salles de classe. Dans l’agriculture, près de 36 000 riziculteurs ont été formés, avec pour objectif de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire.

Le secteur privé a également bénéficié de l’expertise japonaise. Près de 1 500 entreprises auraient été accompagnées à travers l’approche Kaizen, une méthode axée sur l’amélioration continue de la productivité et de la performance des organisations.

À ces interventions s’ajoutent des programmes de formation destinés à des milliers de Camerounais ainsi que le financement de plusieurs projets structurants dans les infrastructures routières et l’énergie.

La coopération veut changer d’échelle

Au-delà du bilan, Yaoundé et Tokyo veulent désormais adapter leur coopération aux nouvelles priorités de développement du Cameroun. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mettre l’accent sur la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et l’intégration régionale, en cohérence avec les orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Pour le gouvernement camerounais, l’enjeu est notamment de renforcer la préparation et la maturation des projets d’investissement afin d’améliorer leur capacité à mobiliser des financements. La réouverture et l’élargissement de l’accès aux financements concessionnels japonais figurent également parmi les priorités évoquées.

La coopération pourrait par ailleurs s’étendre à de nouveaux secteurs à fort potentiel. L’intelligence artificielle, la transformation numérique, la gouvernance électronique et les technologies émergentes ont été identifiées comme de nouveaux axes susceptibles de renforcer le partenariat entre Yaoundé et Tokyo.

Après deux décennies principalement marquées par les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et le renforcement des capacités, le partenariat camerouno-japonais entend ainsi se repositionner sur les technologies et la transformation productive.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACCoopérationJica
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