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Relance économique : La Cemac appelle les institutions financières internationales au secours

23 janvier 2026Mis à jour le 23 janvier 2026Temps de lecture 3 min
Relance économique : La Cemac appelle les institutions financières internationales au secours
L'ECONOMIE

Louis Paul Motaze, Ministre des Finances, a représenté hier, 22 janvier 2026 à Brazzaville au Congo, le Président de la République Paul Biya à la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat, de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale. Convoqué par Denis Sassou N’Guesso, président en exercice, il était question pour les dirigeants de la Cemac d’évaluer le cadre macroéconomique de la sous-région, l’État de mise en œuvre des engagements pris au cours des récentes rencontre et de réfléchir sur des actions concrètes à mettre en œuvre pour relancer l’économie.

Au cours de la Conférence d’hier, Denis Sassou N’Guesso a interpellé ses pairs et leurs représentants sur l’urgence de mettre en œuvre les réformes engagées par la sous-région depuis fort longtemps. Par ailleurs, il a sollicité l’appui des institutions financières internationales et des partenaires au développement pour aider la CEMAC à mener à bien ses réformes. Au terme des travaux de Brazzaville,  la conférence a exhorté les Etats membres à garantir la cohérence entre les lois de finances et les engagements internationaux des Etats, notamment avec le Fonds monétaire international et assurer leur compatibilité avec les objectifs de soutenabilité de la dette et de consolidation de la position extérieure à moyen terme,  à  négocier et conclure ou poursuivre les programmes économiques et financiers avec le FMI, à renforcer la communication des statistiques y compris celles relatives à la gestion des finances publiques, à travers notamment la publication mensuelle du tableau des opérations financières de l’Etat (tof).

Aussi, il a été préconisé d’accélérer la mise en place des comptes uniques des trésors et la digitalisation des finances publiques, rapatrier dans la Cemac les avoirs détenus à l’extérieur de la zone Cemac, et préserver l’indépendance des institutions communautaires, notamment celle de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.

Finaliser les négociations avec les sociétés extractives pour le rapatriement des Fonds RES

Toujours dans le registre des actions à mener à moyen terme, les Etats membres de la Cemac se sont engagés à poursuivre et à finaliser les négociations avec les industries extractives en vue du rapatriement des Fonds de restauration des sites pétroliers (Fonds Res). Au Gabon par exemple, Thierry Minko, ministre de l’Economie, des Finances, de la dette et des participations, en charge de la lutte contre la vie chère, a signé le 21 janvier 2026, un communiqué instruisant « de façon ferme et définitive » à la Gabon Oil Company (GOC) et ses filiales de procéder immédiatement au rapatriement intégral des Fonds de Restauration des Sites (Fonds RES) dans des comptes en dollars US, permettant le renforcement des réserves en devises de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Les fonds à rapatrier par la GOC selon le gouvernement gabonais s’élèvent à 270 millions de dollars, soit un peu plus de 151 milliards de FCFA au 31 décembre 2025.  L’on verra si cette décision sera respectée.

Aussi, les Chefs d’Etat de la Cemac soulignent qu’il faudra assainir et renforcer le secteur bancaire à travers notamment la réduction de l’exposition des banques au risque souverain, renforcer le rôle de la Banque de développement des Etats de l’Afrique Centrale dans le financement et la transformation structurelle de l’économie  , accélérer la mise en œuvre de la stratégie communautaire d’import-substitution, accélérer l’opérationnalisation de la politique d’import-substitution des produits du cru de la Cemac. Le Comité Ministériel de l’UEAC recommande au Pref-Cemac de procéder à un suivi et à une évaluation trimestrielle de ces mesures.

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Tags :AfriqueCEMACMINFIRelance économique
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