Le Port Autonome de Douala (PAD) a reçu, le 20 avril 2026, la confirmation de sa notation par l’agence panafricaine Bloomfield Investment Corporation pour la période octobre 2025 – septembre 2026. Les notes obtenues sont identiques à celles de l’exercice précédent : « A » à long terme et « A2 » à court terme, assortis d’une perspective « Stable ». C’est la quatrième année de suite que l’établissement portuaire conserve ce niveau d’appréciation, sans variation ni dégradation.

Sur le long terme, BLOOMFIELD retient une « qualité de crédit élevée », avec des facteurs de protection jugés bons, même si les risques restent « plus variables et plus importants en période de pression économique ». À court terme, l’agence souligne la fiabilité du remboursement, la santé des ratios de liquidité et un accès au marché des capitaux qu’elle qualifie de bon, dans un contexte où les facteurs de risque demeurent minimes.

Une notation adossée à des fondamentaux documentés

Pour fonder son évaluation, BLOOMFIELD s’est appuyé sur plusieurs indicateurs. Du côté des points d’appui : « l’exécution des programmes stratégiques, le renforcement de la gouvernance interne, l’amélioration des soldes intermédiaires de gestion tirée par les subventions d’État, et une structure financière maintenue en équilibre ». Du côté des points de vigilance : « un contexte géopolitique international sous tension, une contreperformance à l’export et la nécessité de consolider la rentabilité opérationnelle ».

Ce résultat s’inscrit dans une convergence de signaux externes. L’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (APECCAM) et la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) classent le PAD, depuis deux ans, au premier rang des « entreprises de grand standing et d’importance nationale dont le poids dans l’économie est particulièrement élevé ». Des reconnaissances institutionnelles qui confortent la notation de BLOOMFIELD et renforcent la position du port sur les marchés financiers.

Le PAD concentre l’essentiel du trafic maritime du Cameroun et occupe une fonction de pivot pour plusieurs pays de la sous-région. Sous la direction de Cyrus Ngo’o, un programme de modernisation des infrastructures est conduit depuis 2017. Parmi les projets en cours figure la Douala Port Power Corporation (DPPC), un investissement de 628 milliards de francs CFA destiné à la production d’énergie verte.

Face à ces résultats, le PAD indique vouloir exploiter la notation comme un outil de pilotage interne. L’entreprise entend réduire sa dépendance aux subventions de l’État, renforcer sa rentabilité opérationnelle, mieux maîtriser ses charges d’exploitation et optimiser sa trésorerie dans un contexte d’investissements soutenus. Des orientations qui traduisent une volonté de consolider des équilibres financiers encore partiellement soutenus par des transferts publics.

Société anonyme à capital unique de 30,575 milliards de francs CFA, dont l’État camerounais est seul actionnaire, le PAD a été créé par décret présidentiel le 15 juin 1999. Ses missions statutaires couvrent la gestion, la promotion et le marketing du Port de Douala-Bonabéri.

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