Le Cameroun a exporté 106 447 tonnes de bananes au cours des cinq premiers mois de 2026, selon les données de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Ce volume marque une hausse significative de +19,9% par rapport à la même période en 2025, où les expéditions s’établissaient à 85 359 tonnes, soit un gain de plus de 21 000 tonnes en un an.
La Compagnie fruitière de Marseille domine le marché
Le groupe français tire une fois de plus la filière vers le haut, grâce à ses deux filiales opérant au Cameroun. Sur les cinq premiers mois de l’année, elles concentrent à elles seules près de 60% des exportations nationales.
PHP (Plantations du Haut Penja) s’impose comme le premier exportateur du pays avec 76 093 tonnes expédiées à fin mai 2026, contre 61 227 tonnes à la même période en 2025, soit une progression de 14 866 tonnes (+24,3% en glissement annuel). PHP représente 71,5% des exportations camerounaises sur la période.
La Compagnie des Bananes de Mondoni (CDBM) affiche pour sa part la plus forte croissance relative. Ses volumes sont passés de 7 409 tonnes à fin mai 2025 à 12 326 tonnes à fin mai 2026, soit un bond de +66,4% en glissement annuel (+4 917 tonnes en valeur absolue). La CDBM capte désormais 11,6% des exportations nationales.
La CDC consolide ses positions
Du côté du secteur public, la Cameroon Development Corporation (CDC) confirme elle aussi la tendance haussière. L’entreprise parapublique a exporté 18 028 tonnes à fin mai 2026, en hausse de 1 305 tonnes par rapport à la même période en 2025, soit une progression de +7,8% en glissement annuel.
Ces performances s’inscrivent dans un contexte de dynamisme soutenu pour la filière bananière camerounaise. En 2025, les exportations avaient déjà enregistré une hausse de près de 85%, générant des recettes estimées à 67,7 milliards de FCFA selon l’Institut National de la Statistique (INS).
La bonne tenue des volumes à fin mai 2026 est d’autant plus notable que les producteurs ont dû composer avec des conditions climatiques défavorables au cours du mois de mai, sans que celles-ci n’entament significativement les résultats commerciaux de la filière.

