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Finance numérique : Onafriq mise sur les stablecoins pour accélérer les paiements transfrontaliers en Afrique

William Abada4 août 2026Mis à jour le 4 août 2026Temps de lecture 2 min
Finance numérique : Onafriq mise sur les stablecoins pour accélérer les paiements transfrontaliers en Afrique
L'ECONOMIE

Onafriq, premier réseau panafricain de paiements a conclu un partenariat avec la fintech américaine Privy afin d’intégrer une infrastructure de stablecoins à son écosystème et de fluidifier les paiements transfrontaliers. L’objectif est de simplifier les transactions numériques sur un réseau qui couvre 43 marchés africains, connecte plus d’un milliard de portefeuilles mobile money et 500 millions de comptes bancaires.

Concrètement, la technologie de portefeuille numérique développée par Privy sera intégrée au réseau d’Onafriq. Les entreprises pourront ainsi envoyer, recevoir et régler des paiements en stablecoins sans avoir à gérer directement des portefeuilles cryptographiques ou des clés privées. Acquise par Stripe en 2025, Privy fournit une infrastructure permettant aux entreprises de déployer des services reposant sur les actifs numériques tout en masquant la complexité technique de la blockchain.

Dans un premier temps, les deux partenaires concentreront leurs efforts sur l’amélioration des transferts de stablecoins entre différentes blockchains ainsi que sur l’optimisation des opérations de trésorerie et des mécanismes de règlement. À terme, cette infrastructure doit soutenir de nouveaux services de paiement transfrontalier et de gestion de la liquidité destinés aux banques, aux fintechs et aux opérateurs de mobile money.

Cette initiative répond à l’un des principaux freins au commerce intra-africain. Les paiements transfrontaliers demeurent souvent coûteux et lents en raison de la multiplication des intermédiaires, des délais de compensation et de la fragmentation des systèmes financiers.

« Nous continuons d’investir dans des technologies qui rendent les paiements plus rapides et plus accessibles », explique Luke Kyohere, directeur produit et innovation groupe d’Onafriq. Selon lui, l’intégration de l’infrastructure de Privy permettra d’améliorer la rapidité des règlements, d’optimiser la gestion de la liquidité et de préparer le réseau à la montée en puissance des actifs numériques sur les marchés où le cadre réglementaire l’autorise.

Même analyse du côté de Privy. Son cofondateur et directeur général, Henri Stern, estime que les stablecoins sont appelés à jouer un rôle central dans les paiements mondiaux, à condition de disposer d’infrastructures suffisamment sécurisées, évolutives et simples à intégrer pour les entreprises.

En choisissant Privy, Onafriq entend proposer une couche technologique capable d’intégrer les portefeuilles d’actifs numériques dans ses solutions de paiement sans complexifier l’expérience utilisateur. Sous réserve des autorisations réglementaires, cette infrastructure devrait également ouvrir la voie à de nouveaux usages institutionnels, notamment dans les domaines du règlement en stablecoins, de la gestion de trésorerie et des solutions de liquidité.

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Tags :Afriqueaiements transfrontaliersFinance numériqueOnafriq
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