Actualité en continu
Télécoms : Après 20 ans de crise, Bangui mise sur l’américain Greenline Technologies pour relancer l’opérateur public, SocatelDivergences de vues CDEC/Cobac : gare au discrédit international de la CemacFilière avicole : Comment le Gabon prépare la fin des importations de poulet de chairBilan : Le poids du portefeuille de la BAD au Cameroun se chiffre à 3 345 milliards de FCFACentrafrique : Guy Donald Adjoi Obengui nommé Directeur Général Adjoint de BGFIBankKribi : 78 offres et plus de 700 postes proposés à la bourse de l’emploi du FNEDistribution : Carrefour Cameroun lance « Club Carrefour », sa première carte de fidélité digitaleBVMAC : BGFI Holding Corporation et Socapalm relancent la machine après deux séances atonesEau et électricité : À N’Djamena, le Gabon justifie la scission de la SEEG par le poids de sa dépense publiqueCélestin Guela Simo : « Nous voulons construire un véritable groupe régional »Télécoms : Après 20 ans de crise, Bangui mise sur l’américain Greenline Technologies pour relancer l’opérateur public, SocatelDivergences de vues CDEC/Cobac : gare au discrédit international de la CemacFilière avicole : Comment le Gabon prépare la fin des importations de poulet de chairBilan : Le poids du portefeuille de la BAD au Cameroun se chiffre à 3 345 milliards de FCFACentrafrique : Guy Donald Adjoi Obengui nommé Directeur Général Adjoint de BGFIBankKribi : 78 offres et plus de 700 postes proposés à la bourse de l’emploi du FNEDistribution : Carrefour Cameroun lance « Club Carrefour », sa première carte de fidélité digitaleBVMAC : BGFI Holding Corporation et Socapalm relancent la machine après deux séances atonesEau et électricité : À N’Djamena, le Gabon justifie la scission de la SEEG par le poids de sa dépense publiqueCélestin Guela Simo : « Nous voulons construire un véritable groupe régional »Télécoms : Après 20 ans de crise, Bangui mise sur l’américain Greenline Technologies pour relancer l’opérateur public, SocatelDivergences de vues CDEC/Cobac : gare au discrédit international de la CemacFilière avicole : Comment le Gabon prépare la fin des importations de poulet de chairBilan : Le poids du portefeuille de la BAD au Cameroun se chiffre à 3 345 milliards de FCFACentrafrique : Guy Donald Adjoi Obengui nommé Directeur Général Adjoint de BGFIBankKribi : 78 offres et plus de 700 postes proposés à la bourse de l’emploi du FNEDistribution : Carrefour Cameroun lance « Club Carrefour », sa première carte de fidélité digitaleBVMAC : BGFI Holding Corporation et Socapalm relancent la machine après deux séances atonesEau et électricité : À N’Djamena, le Gabon justifie la scission de la SEEG par le poids de sa dépense publiqueCélestin Guela Simo : « Nous voulons construire un véritable groupe régional »
L'Economie Business Summit 2026
République Centrafricaine

Télécoms : Après 20 ans de crise, Bangui mise sur l’américain Greenline Technologies pour relancer l’opérateur public, Socatel

Francois Gael Mbala17 juillet 2026Mis à jour le 17 juillet 2026Temps de lecture 3 min
Télécoms : Après 20 ans de crise, Bangui mise sur l’américain Greenline Technologies pour relancer l’opérateur public, Socatel
L'ECONOMIE

La République centrafricaine relance ses efforts pour redresser son opérateur télécoms historique. Le gouvernement vient d’annoncer le démarrage effectif du protocole d’accord signé en septembre 2025 avec la société américaine Greenline Technologies, en vue de la reprise et de la transformation de la Société Centrafricaine de Télécommunications (Socatel).

Cette avancée a été confirmée le jeudi 16 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications, Roger Andjalandji, et Max Sicari, vice-président des opérations chez Greenline Technologies. Selon les autorités, cette réunion marque l’entrée dans une phase opérationnelle du mémorandum d’entente conclu à Casablanca, en marge de la table ronde de mobilisation des financements du Plan national de développement 2024 2028.

L’accord prévoit un investissement annoncé de 150 millions de dollars (85,9 milliards de FCFA), destiné à moderniser les infrastructures et les services de SOCATEL, à construire un centre de données de niveau Tier 3 et à déployer un écosystème de connectivité à l’échelle du pays. Sur son compte LinkedIn, Greenline Technologies présente ce partenariat comme la fondation d’un pôle numérique national, capable d’ouvrir la République centrafricaine à de nouvelles industries et de créer des emplois.

Cette initiative n’est pourtant pas la première tentative de sauvetage. En novembre 2020 déjà, Bangui avait signé un accord avec la société française Global Technologies pour réhabiliter l’ancien réseau de faisceau hertzien de l’opérateur, censé servir de secours à la fibre optique. Le projet nécessitait alors une enveloppe de 20 millions d’euros. Cinq ans plus tard, aucun bilan public détaillé n’a permis de mesurer les résultats concrets de cette opération. Une coopération avec la Russie avait également été évoquée par la suite, sans suite officielle connue à ce jour.

Plus de 20 ans de crise…

Les difficultés de Socatel remontent en réalité à la fin des années 1990, période marquée par plusieurs crises politico sécuritaires qui ont abîmé ses infrastructures. Le retrait, en 2005, de France Câbles Radio, filiale de France Télécom qui détenait 40 % du capital, a constitué un tournant supplémentaire, coïncidant avec l’ouverture du marché centrafricain à la concurrence privée. Depuis, la société d’économie mixte, détenue à 60 % par l’État, cumule arriérés de salaires, tensions sociales et critiques sur sa gouvernance. Un rapport de 2021 sur les entreprises publiques centrafricaines décrivait un cercle vicieux où des infrastructures vieillissantes et un manque chronique de moyens limitaient les revenus, freinant à leur tour les investissements nécessaires.

Plusieurs zones d’ombre subsistent autour du nouveau montage avec Greenline Technologies. Les modalités précises de la reprise, la répartition des responsabilités entre l’État et l’investisseur américain, ainsi que le calendrier de financement restent à préciser. Un comité conjoint de pilotage doit encore être mis en place. On ignore également si SOCATEL ambitionne de revenir sur le segment mobile, aujourd’hui dominant, ou si elle se concentrera sur les services fixes et les solutions destinées aux entreprises et aux administrations.

Quel que soit le modèle retenu, l’opérateur devra se frayer une place face à des concurrents solidement implantés, Orange Centrafrique, Telecel et Moov Africa, mais aussi composer avec l’arrivée de nouvelles offres de connectivité par satellite, à l’image de Starlink, déjà actif dans plusieurs pays voisins.

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :AfriqueBanguiCEMACSocatelTélécoms
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA