Paiements transfrontaliers : Après la BEAC, la Banque centrale du Congo rejoint le PAPSS

Après la BEAC en juillet, la Banque centrale du Congo rejoint à son tour le système panafricain de paiement et de règlement. La RDC veut ainsi réduire les coûts et les délais des transactions avec ses partenaires africains et mieux connecter son système financier aux infrastructures continentales.
Le réseau panafricain de paiements gagne du terrain en Afrique centrale. Le 18 septembre 2026 à Nairobi, la Banque centrale du Congo (BCC) a signé son adhésion au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), quelques semaines après l’intégration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Pour la République démocratique du Congo, cette connexion doit faciliter les règlements avec ses partenaires africains et renforcer l’interconnexion de son système national de paiement avec les infrastructures régionales et continentales.
En effet, le PAPSS permet d’effectuer des transactions transfrontalières en monnaies africaines, avec pour objectif de limiter le recours systématique aux devises tierces et aux intermédiaires situés en dehors du continent. Pour les entreprises engagées dans le commerce intra-africain, la réduction des étapes de règlement peut se traduire par une diminution des délais et des coûts de transaction.
L’adhésion de la BCC intervient dans un contexte de rapprochement progressif des infrastructures financières africaines. En juillet, la BEAC avait rejoint le PAPSS au nom des six pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Le raccordement de la banque centrale régionale doit permettre aux établissements financiers de la sous-région d’accéder à cette infrastructure et d’ouvrir de nouveaux corridors de paiement avec les autres marchés africains. L’opérationnalisation avec la BEAC doit se poursuivre jusqu’à la fin de 2026.
Avec la RDC, le dispositif s’étend à une économie majeure d’Afrique centrale qui entretient des échanges commerciaux avec plusieurs marchés du continent. La BCC indique que son adhésion vise notamment à réduire les coûts et les délais des transactions, améliorer la traçabilité des flux et accompagner le développement des échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cette évolution intervient alors que les banques centrales africaines cherchent plus largement à renforcer leurs systèmes de paiement et leur coopération financière. Pour la RDC, le chantier dépasse d’ailleurs le seul PAPSS. À Nairobi, la BCC a également signé un mémorandum avec les banques centrales de la Communauté d’Afrique de l’Est sur la convertibilité des monnaies et le rapatriement des devises. L’objectif est notamment de fluidifier les transactions entre les opérateurs économiques de la sous-région.
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