Appui au secteur privé : La BID ouvre une ligne de crédit de 9,8 milliards de FCFA à CCA-Bank

Cette enveloppe doit permettre à la banque de renforcer son accompagnement des PME, agriculteurs, éleveurs et commerçants au Cameroun.
À l’occasion de la Journée du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) au Cameroun, organisée à Yaoundé, CCA Bank Finance Islamique et la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), ont signé une convention de financement d’un montant de 15 millions d’euros, soit environ 9,84 milliards de FCFA. À travers cet accord, l’ICD met ces ressources à la disposition de la banque afin de renforcer sa capacité à financer les activités des opérateurs économiques camerounais.
Cette enveloppe est notamment destinée aux petites et moyennes entreprises (PME), aux petites et moyennes industries (PMI), ainsi qu’aux agriculteurs, éleveurs et commerçants. Elle doit leur permettre de couvrir leurs besoins d’investissement et d’exploitation, mais aussi de financer différents projets dans plusieurs secteurs de l’économie.
« Grâce à la mobilisation de ces fonds à travers notre partenaire ICD, nous finançons les PME, les agriculteurs, les éleveurs et les commerçants », a expliqué Hassoumi Alhadji Farikou, directeur de CCA Bank Finance Islamique, lors de la cérémonie.
Pour mettre ces ressources à la disposition de sa clientèle, l’établissement s’appuie sur plusieurs mécanismes conformes aux principes de la finance islamique. Son offre est accessible à tous, sans distinction de religion. Elle s’adresse aussi bien aux musulmans qu’aux chrétiens, aux personnes d’autres confessions et à celles sans appartenance religieuse. Cette approche repose notamment sur des principes de transparence, d’éthique et de confiance.
Parmi les solutions proposées figure la Murabaha, fondée sur un mécanisme d’achat-revente. Dans ce cadre, la banque acquiert le bien souhaité par le client avant de le revendre selon les conditions convenues entre les deux parties.
L’Ijara constitue une autre solution. Fonctionnant sur le principe du crédit-bail, elle permet au client d’utiliser un bien en contrepartie de paiements définis. L’Istisna répond, pour sa part, aux besoins liés notamment à la construction ou à la fabrication de biens suivant des spécifications déterminées.
La Mudaraba repose quant à elle sur un partenariat entre le détenteur des fonds et celui qui les investit. Les ressources sont affectées à des activités conformes aux principes de la finance islamique, tandis que les bénéfices sont répartis selon les modalités préalablement convenues.
Avec cette ligne de 15 millions d’euros accordée par l’ICD, CCA Bank dispose ainsi de ressources supplémentaires pour développer son activité de financement et élargir l’accès des opérateurs économiques camerounais aux solutions de finance islamique. L’objectif est notamment de mieux répondre aux besoins de financement des acteurs qui contribuent à l’activité économique et à la création de valeur dans le pays.
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