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Coopération : Le Japon accompagne le Cameroun dans le développement de la pisciculture

21 septembre 2026Mis à jour le 21 septembre 2026Temps de lecture 3 min
Coopération : Le Japon accompagne le Cameroun dans le développement de la pisciculture
L'ECONOMIE

Après 18 mois de mise en œuvre, le PROFIP revendique une progression de la production aquacole de 12 000 à environ 20 000 tonnes. Le projet, soutenu par la JICA, vise désormais la consolidation de la filière et une production de 50 000 tonnes à l’horizon 2030.

Le partenariat entre le Cameroun et le Japon entre dans une nouvelle phase dans le développement de la pisciculture continentale. Lancé officiellement le 25 juillet 2025 à Yaoundé, le Projet de promotion de la filière pisciculture continentale au Cameroun (PROFIP) a présenté, le 15 septembre 2026, les premiers résultats de sa mise en œuvre. Le comité de pilotage, réuni pour sa deuxième session, a notamment fait état d’une progression de la production aquacole, passée d’environ 12 000 tonnes à 20 000 tonnes au terme des 18 premiers mois.

Mis en œuvre par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA) avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le PROFIP est prévu sur cinq ans. Il couvre quatre régions : le Centre, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Le projet repose notamment sur le transfert de compétences et l’accompagnement technique des producteurs. Sept experts japonais doivent ainsi travailler avec leurs homologues camerounais sur les principaux domaines de l’aquaculture.

La première phase a été consacrée à la structuration de la filière. Les interventions portent sur le diagnostic du secteur, le renforcement des capacités des pisciculteurs, l’amélioration de l’accès aux intrants, la commercialisation et l’appui institutionnel. Des guides techniques et des manuels pratiques ont également été élaborés, notamment pour l’élevage du poisson-chat, avec un programme pilote d’application prévu dans la suite du projet.

L’objectif dépasse la seule augmentation des volumes. Le Cameroun cherche à réduire sa dépendance aux importations de produits halieutiques. En 2024, la consommation nationale de poisson était estimée à 480 000 tonnes, dont 116 000 tonnes importées, pour une facture proche de 95 milliards de FCFA, selon les données présentées par le MINEPIA lors du lancement du projet.

Dans cette perspective, le développement de la pisciculture doit permettre d’accroître l’offre locale tout en améliorant les performances de l’ensemble de la chaîne de valeur. L’approche retenue par le PROFIP couvre ainsi la production, l’accès aux intrants, les techniques d’élevage, la commercialisation et le renforcement des capacités des acteurs.

Le partenariat avec la JICA s’inscrit dans une coopération déjà ancienne dans le secteur halieutique. Le Japon a notamment accompagné le Cameroun à travers la construction du Centre communautaire de pêche artisanale de Kribi et l’appui en équipements à Youpwé, à Douala, ainsi que par des formations et l’envoi d’experts.

Pour le PROFIP, la prochaine étape consistera à transformer les acquis techniques des 18 premiers mois en gains durables de production. La trajectoire fixée par le projet vise une production de 25 000 tonnes en 2029 et, à plus long terme, 50 000 tonnes en 2030. Cette progression doit contribuer à renforcer l’offre locale et à réduire progressivement le recours aux importations.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACCoopérationJaponpisciculture
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