Actualité en continu
Notation financière en zone Cemac : Geneva Investment Corporation structure ses comités techniquesOrientation professionnelle : Un Salon des métiers pour rapprocher les jeunes du marché de l’emploiCameroun : Le prix du caoutchouc reste stable en septembre à 442 FCFA/kg chez les petits producteursCameroun : Orange augmente de 23,5 millions de FCFA son soutien à l’excellence scolaire  Comment l’Afrique peut accélérer la dynamique du commerce intra-africainDépenses publiques : Le Cameroun passe de 7,5% à 2,8% de croissance en 2025Camwater confie à une entreprise chinoise le déploiement de 3 000 compteurs intelligents pour 721,76 millions de FCFAInnovations : Oliver Kahn prône la remise en question permanente des entreprisesBVMAC : Une transaction sur BGFI Holding Corporation ajoute 736 millions de FCFA à la capitalisation boursièreProgramme économique et financier : Le Cameroun prépare un nouvel accord avec le FMINotation financière en zone Cemac : Geneva Investment Corporation structure ses comités techniquesOrientation professionnelle : Un Salon des métiers pour rapprocher les jeunes du marché de l’emploiCameroun : Le prix du caoutchouc reste stable en septembre à 442 FCFA/kg chez les petits producteursCameroun : Orange augmente de 23,5 millions de FCFA son soutien à l’excellence scolaire  Comment l’Afrique peut accélérer la dynamique du commerce intra-africainDépenses publiques : Le Cameroun passe de 7,5% à 2,8% de croissance en 2025Camwater confie à une entreprise chinoise le déploiement de 3 000 compteurs intelligents pour 721,76 millions de FCFAInnovations : Oliver Kahn prône la remise en question permanente des entreprisesBVMAC : Une transaction sur BGFI Holding Corporation ajoute 736 millions de FCFA à la capitalisation boursièreProgramme économique et financier : Le Cameroun prépare un nouvel accord avec le FMINotation financière en zone Cemac : Geneva Investment Corporation structure ses comités techniquesOrientation professionnelle : Un Salon des métiers pour rapprocher les jeunes du marché de l’emploiCameroun : Le prix du caoutchouc reste stable en septembre à 442 FCFA/kg chez les petits producteursCameroun : Orange augmente de 23,5 millions de FCFA son soutien à l’excellence scolaire  Comment l’Afrique peut accélérer la dynamique du commerce intra-africainDépenses publiques : Le Cameroun passe de 7,5% à 2,8% de croissance en 2025Camwater confie à une entreprise chinoise le déploiement de 3 000 compteurs intelligents pour 721,76 millions de FCFAInnovations : Oliver Kahn prône la remise en question permanente des entreprisesBVMAC : Une transaction sur BGFI Holding Corporation ajoute 736 millions de FCFA à la capitalisation boursièreProgramme économique et financier : Le Cameroun prépare un nouvel accord avec le FMI
L'Economie Business Summit 2026
EBS

Intégration régionale : Le Cameroun reste le principal moteur des échanges en CEEAC

Jean Daniel Obama7 août 2026Mis à jour le 7 août 2026Temps de lecture 3 min
Intégration régionale : Le Cameroun reste le principal moteur des échanges en CEEAC
L'ECONOMIE

Avec une part estimée entre 28 % et 32 % du commerce intrarégional, le Cameroun s’impose comme le principal moteur des échanges au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Une position qui contraste avec la faiblesse persistante du commerce entre les États membres, inférieur à 5 % de leurs échanges totaux.

La libre circulation des personnes, des biens et des services reste l’un des maillons faibles de l’intégration économique en Afrique centrale. Alors que la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) représente un marché d’environ 226,6 millions d’habitants, les échanges entre ses membres demeurent limités. Ils représentent moins de 5 % du commerce total des pays de la communauté.

Ce faible niveau d’intégration traduit la persistance de nombreuses barrières à la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi une faible complémentarité des économies de la sous-région. Les produits qui dominent les échanges intra-CEEAC restent principalement le pétrole brut, les minerais et le bois. Une structure qui révèle davantage une concurrence entre économies qu’une véritable spécialisation complémentaire.

Dans cet environnement, le Cameroun conserve une position centrale. Selon les données du Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales (Camercap-Parc), le pays représente entre 28 % et 32 % du commerce intrarégional.

La Commission veut accélérer

Le retard enregistré dans la mise en œuvre effective de la libre circulation a été au cœur des échanges, le 4 août 2026 à Yaoundé, entre le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, et Rosario Mbasogo Kung, présidente du Conseil des ministres de la CEEAC et ministre de l’Intégration de la Guinée équatoriale.

La rencontre a notamment mis en avant la nécessité pour la Commission de la CEEAC d’intensifier son action auprès des États membres afin de lever les obstacles qui continuent de freiner la circulation des personnes, des biens et des services.

Il s’agit désormais de passer d’une intégration proclamée à une intégration effective. La Commission est appelée à renforcer le lobbying auprès des gouvernements pour obtenir la suppression des barrières qui entravent encore les déplacements et les échanges commerciaux dans la sous-région.

Un marché commun encore à construire

Le faible poids du commerce intrarégional constitue l’un des principaux indicateurs des difficultés rencontrées par la CEEAC. La persistance des entraves à la circulation réduit la capacité des entreprises à accéder aux marchés voisins, renchérit les coûts du commerce et limite les possibilités de développement de chaînes de valeur régionales.

Pour la CEEAC, l’enjeu dépasse donc la seule question de la mobilité. Une circulation plus fluide des personnes, des marchandises et des services doit contribuer à rapprocher les économies, stimuler les échanges et favoriser l’émergence d’un marché régional plus intégré.

Cette dynamique reste cependant tributaire de la volonté politique des États membres. Tant que les engagements communautaires continueront à se heurter aux restrictions nationales, la CEEAC aura du mal à atteindre son objectif de promouvoir une coopération économique plus harmonieuse et un développement équilibré et durable.

L’enjeu est désormais de transformer les textes communautaires en réalités économiques. Car avec un marché potentiel de 226,6 millions de consommateurs, l’Afrique centrale dispose de la taille critique nécessaire. Elle reste encore à construire l’espace économique capable de l’exploiter.

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEEACCEMACIntégration régionale
Partager :FacebookXWhatsApp
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA