Corridor Douala-Bangui : Le dialogue bilatéral rétablit la fluidité de la commande transfrontalière

Les concertations menées entre les autorités régionales et les représentants du fret terrestre ont débouché sur des mesures d’apaisement immédiates. Les contrôles abusifs et la sécurité des chauffeurs ont été placés au cœur des engagements mutuels
Les camions ont recommencé à circuler entre Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est du Cameroun, et Bangui, après deux semaines d’arrêt de travail des transporteurs camerounais. Ces derniers dénonçaient des tracasseries répétées, des contrôles abusifs et des traitements qu’ils jugeaient humiliants de la part des forces de l’ordre centrafricaines.
Pour faciliter la reprise, le gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, s’est rendu à Garoua-Boulaï, accompagné d’El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT). Une réunion réunissant les acteurs concernés et des représentants des deux pays a permis d’échanger sur les difficultés rencontrées par les transporteurs.
« Le ministre camerounais des Transports m’a chargé de venir ici, accompagné du président du BGFT, pour communiquer ces décisions aux transporteurs. Ces décisions ont été favorablement accueillies et les transporteurs se sont engagés à reprendre leurs activités sans délai », a indiqué Grégoire Mvongo.
Les concertations ont notamment débouché sur des assurances concernant la sécurité des conducteurs en territoire centrafricain et la réduction des tracasseries dénoncées sur le corridor. Les premiers camions ont ainsi repris la route vers Bangui, permettant la relance progressive du trafic, notamment pour l’approvisionnement de la République centrafricaine en produits pétroliers.
Baptisé « volant mort » par ses initiateurs, le mouvement avait débuté au début d’octobre 2026. Il avait entraîné l’immobilisation de nombreux camions à la frontière et perturbé l’acheminement des marchandises sur cet axe essentiel aux échanges entre les deux pays.
Cette interruption rappelle les difficultés récurrentes auxquelles sont confrontés les transporteurs sur le corridor. En novembre 2024, l’assassinat du chauffeur camerounais Mohamadou Awalou en territoire centrafricain avait déjà provoqué un blocage du trafic à Garoua-Boulaï. Les activités avaient repris au début de décembre, après une interruption de deux semaines.
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