Coopération sous-régionale : Le CFSID forme des agents de la Société Tchadienne des Dépôts Pétroliers à l’exploitation d’un dépôt pétrolier

Du 1er au 10 septembre 2026, le Centre de Formation à la Sécurité Industrielle de Douala (CFSID), unité spécialisée de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP), a accueilli deux agents de la Société Tchadienne des Dépôts Pétroliers (STDP).
Djimadoumbaye Bidi, chef de dépôt à la STDP, et Mahamat Abdoulaye, responsable Hygiène, Sécurité et Environnement, ont suivi pendant dix jours une formation au CFSID. Le programme portait sur les exigences opérationnelles, techniques et sécuritaires liées à l’exploitation d’un dépôt d’hydrocarbures. Dispensés par des praticiens de la SCDP, les enseignements se sont appuyés sur des retours d’expérience et des situations concrètes rencontrées dans l’exploitation des infrastructures de stockage. L’objectif, selon le bras séculier de l’Etat du Cameroun en matière de stockage et la distribution de produits pétroliers, est de permettre aux futurs responsables tchadiens de maîtriser les procédures nécessaires à la conduite des opérations et à la prévention des risques.
Cette session s’inscrit dans le rapprochement engagé depuis plusieurs mois entre les deux entreprises publiques. Le 24 février 2026, une délégation de la STDP avait été reçue à la direction générale de la SCDP, à Douala, dans le cadre de la recherche d’un « partenariat stratégique durable ». La visite avait notamment porté sur le dépôt de Bessengue, présenté comme le « dépôt mère » de la SCDP. Les échanges avaient alors porté sur les standards d’exploitation, les dispositifs de sécurité et les pratiques de gestion. À cette occasion, la directrice générale de la SCDP, Véronique Moampea Mbio, avait clairement affiché la volonté de son entreprise d’accompagner son homologue tchadienne : « La SCDP accompagnera la STDP », avait-elle rassuré.
Un opérateur tchadien à l’approche de ses premières mises en service
Créée en 2018, la STDP s’apprête à entrer dans une nouvelle phase avec la mise en service de ses premières infrastructures de stockage pétrolier. Le site de Djaramaye, situé à une trentaine de kilomètres de N’Djamena, figure parmi les projets concernés. Selon la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), à l’origine du projet, la construction de ce dépôt doit générer entre 250 et 300 emplois pendant la phase de chantier. Les études d’impact environnemental et socio-économique nécessaires ont par ailleurs été réalisées et transmises aux autorités compétentes.
Le recours à l’expertise de la SCDP intervient donc à un moment clé pour le jeune opérateur tchadien. La formation de ses premiers cadres vise à préparer les équipes appelées à assurer l’exploitation des installations, avec une attention particulière portée à la sécurité, à la maîtrise des opérations et à la gestion des risques. A en croire la SCDP, cette coopération permet de valoriser une expérience acquise au fil de plusieurs décennies dans l’exploitation des infrastructures de stockage et de distribution des produits pétroliers au Cameroun.
Créé en 2011 par la SCDP, le CFSID constitue l’un des instruments de cette politique de transfert de compétences. Le centre avait notamment déjà accueilli des agents de la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCASP), avant la délégation tchadienne.
Cette activité contribue au positionnement du centre comme outil de formation aux métiers liés aux hydrocarbures à l’échelle de l’Afrique centrale. Elle complète les programmes développés au Cameroun en direction des jeunes, notamment les formations qualifiantes destinées aux personnes sans qualification et orientées vers les métiers de la logistique des produits pétroliers et de la sécurité incendie. Le CFSID organise également des programmes destinés aux jeunes diplômés, avec des sessions conduites à Douala et à Yaoundé.
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