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Entrepreneuriat agricole : La Banque mondiale veut structurer les activités des femmes dans le Septentrion

Jean Daniel Obama10 septembre 2026Mis à jour le 10 septembre 2026Temps de lecture 3 min
Entrepreneuriat agricole : La Banque mondiale veut structurer les activités des femmes dans le Septentrion
L'ECONOMIE

Dans le cadre du Pacri-MDK, l’institution veut renforcer les capacités des entrepreneures agricoles, structurer leurs organisations et faciliter leur accès au financement dans les zones de Mora, Dabanga et Kousséri.

Dans le Septentrion camerounais, la Banque mondiale prépare un dispositif d’accompagnement destiné à renforcer l’entrepreneuriat agricole féminin. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de la connectivité, de la résilience et de l’inclusion le long du corridor Mora-Dabanga-Kousséri (Pacri-MDK). Elle cible notamment les femmes entrepreneures des arrondissements de Mora, Dabanga, Kousséri, Makary et Logone-Birni, dans la région de l’Extrême-Nord.

L’institution financière internationale prévoit de mobiliser un consultant pour concevoir et mettre en œuvre cette stratégie sur une période de 30 mois. La mission portera notamment sur l’identification et la structuration des femmes entrepreneures, le renforcement de leurs capacités, le coaching ainsi que l’élaboration d’options de développement économique adaptées à leurs activités.

L’accès au financement constitue l’un des principaux volets du dispositif. L’accompagnement prévu comprend également l’appui à l’élaboration des business plans, afin de permettre aux porteuses de projets de mieux structurer leurs besoins et de renforcer leur capacité à accéder aux ressources financières.

Structurer les activités

Au-delà du financement, le programme doit agir sur l’organisation et la pérennisation des activités. La mission prévoit ainsi un accompagnement sur la gouvernance, le suivi-évaluation, le reporting et la capitalisation des résultats.

Cette intervention intervient dans un environnement où une partie importante des femmes entrepreneures du Septentrion exerce encore dans le commerce de proximité, l’artisanat et l’agroalimentaire, souvent dans un cadre informel. Des initiatives existent déjà, notamment à travers le projet Septentrionest conduit avec l’Agence de promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), ainsi que des actions de formation portées par des réseaux locaux.

Le renforcement des compétences reste toutefois un besoin identifié. La gestion des activités, les techniques de commercialisation et le packaging, notamment pour améliorer la valorisation des produits finis, figurent parmi les domaines dans lesquels l’accompagnement doit être renforcé.

Un volet du Pacri-MDK

La stratégie envisagée par la Banque mondiale s’inscrit dans les objectifs plus larges du Pacri-MDK. Le projet vise à renforcer la connectivité et la résilience climatique sur la section routière Mora-Dabanga-Kousséri, tout en améliorant l’accès aux infrastructures socioéconomiques de base dans certaines zones de l’Extrême-Nord.

Le projet cible notamment les personnes déplacées internes, les réfugiés, les rapatriés ainsi que certaines communautés sélectionnées. Le soutien à l’entrepreneuriat féminin doit ainsi s’inscrire dans cette approche combinant infrastructures, résilience et inclusion économique.

La Banque mondiale entend également tenir compte des contraintes qui limitent le développement des activités portées par les femmes. Le poids des traditions et la difficulté à concilier responsabilités familiales et activité professionnelle figurent parmi les facteurs susceptibles de freiner leur développement économique.

À travers cette stratégie, l’objectif est donc de dépasser la seule formation pour agir sur plusieurs maillons de la chaîne entrepreneuriale : organisation, compétences, développement des activités, structuration des projets et accès au financement. Le dispositif doit être déployé sur 30 mois dans les zones ciblées du Septentrion.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueBanque mondialeCamerounCEMACEntrepreneuriat agricole
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