Coopération : L’Algérie ratifie l’accord d’exemption de visa avec le Cameroun

Finalisé le 23 août 2026 par décret présidentiel à Alger, l’accord d’exemption réciproque de visa concerne exclusivement les titulaires de passeports diplomatiques et de service camerounais et algériens. Il doit faciliter les déplacements officiels et accompagner l’intensification des échanges bilatéraux, sans modifier les conditions applicables aux voyageurs ordinaires.
L’accord de suppression réciproque du visa entre l’Algérie et le Cameroun pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service est désormais ratifié par les deux pays. Alger a finalisé sa procédure avec la publication du décret présidentiel n° 26-279 au Journal officiel algérien n° 64. Signé le 23 août 2026 par le président Abdelmadjid Tebboune, le texte donne son plein effet au dispositif négocié avec Yaoundé depuis décembre 2024.
L’accord avait été signé à Alger le 21 décembre 2024 par Ahmed Attaf, ministre d’État algérien chargé des Affaires étrangères, et Lejeune Mbella Mbella, ministre camerounais des Relations extérieures. Près de vingt mois auront donc été nécessaires pour que les deux États achèvent leurs procédures internes et rendent opérationnel le mécanisme.
Un dispositif au service des échanges officiels
Le Cameroun avait ouvert la voie dès le début de 2026. Paul Biya avait signé l’instrument de ratification le 29 janvier, après l’approbation de l’accord par l’Assemblée nationale en novembre 2025. Lors de son passage devant la commission des Affaires étrangères, Lejeune Mbella Mbella avait présenté le texte comme un outil de simplification des déplacements officiels et de renforcement des relations politiques et économiques entre Yaoundé et Alger.
Concrètement, l’exemption concerne les agents publics, diplomates et autres responsables voyageant avec un passeport diplomatique ou de service. Elle ne s’étend pas aux détenteurs de passeports ordinaires, qui restent soumis à l’obligation de visa pour leurs déplacements entre les deux pays. Il ne s’agit donc pas d’une libéralisation générale de la circulation des personnes.
Pour les administrations et les acteurs engagés dans les relations bilatérales, la mesure réduit néanmoins une friction administrative susceptible de ralentir les missions, les consultations gouvernementales et les rencontres de haut niveau. Elle intervient alors que les deux pays cherchent à densifier leurs échanges dans plusieurs secteurs économiques et à renforcer leurs relations institutionnelles.
L’Algérie rejoint ainsi l’Égypte et la Tunisie parmi les pays d’Afrique du Nord ayant conclu avec le Cameroun des accords similaires. Yaoundé avait ratifié le dispositif avec l’Égypte le 29 décembre 2023, puis celui avec la Tunisie le 25 avril 2025. Avec Alger, le Cameroun élargit donc son réseau d’accords de facilitation des déplacements officiels au Maghreb.
La double ratification désormais acquise marque l’aboutissement du processus engagé fin 2024. Son principal effet attendu porte sur la fluidité des missions officielles et, plus largement, sur la capacité des deux États à multiplier les contacts institutionnels susceptibles d’accompagner leurs relations économiques. Pour les voyageurs ordinaires, en revanche, les conditions d’entrée restent inchangées.
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