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BVMAC : Socapalm plombe l’indice régional, qui recule de 1,76 %

Fadira Etonde17 juillet 2026Mis à jour le 17 juillet 2026Temps de lecture 2 min
BVMAC : Socapalm plombe l'indice régional, qui recule de 1,76 %
L'ECONOMIE

La séance du jeudi 16 juillet 2026 à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale a confirmé la dépendance de la place régionale à ses poids lourds. Le BVMAC All Share Index, principal baromètre du marché, a cédé 1,76 %, s’établissant à 1 121,34 points, entraîné dans sa chute par un net recul de la Société camerounaise de palmeraies.

Le titre Socapalm, l’une des principales capitalisations de la côte, a perdu 5,66 % pour clôturer à 50 000 FCFA, au terme de 116 transactions. Ce repli a suffi à lui seul à peser sur l’ensemble du marché des actions et à réduire la capitalisation boursière globale, qui est passée de 1 758,4 milliards à 1 750,5 milliards de FCFA en une séance, une contraction de près de 8 milliards de FCFA.

Le compartiment actions a concentré toute l’animation de la journée, avec 174 titres échangés pour une valeur totale de 9,3 millions de FCFA, un volume qui reste modeste et illustre la faible liquidité chronique du marché unifié centrafricain.

Cette contre-performance de Socapalm a occulté la dynamique positive d’un autre titre camerounais, La Régionale Épargne et Crédit. L’action de cet établissement financier a progressé de 7,69 %, terminant la séance à 42 000 FCFA, l’une des plus fortes variations positives du jour sur la cote.

Les autres valeurs suivies de près par les investisseurs sont restées globalement stables. C’est le cas de la banque équato-guinéenne Bange, dont le cours s’est maintenu à 228 085 FCFA, ainsi que du réassureur gabonais SCG-Ré, resté à 21 499 FCFA. Cette immobilité traduit une posture d’attente de la part des opérateurs sur ces valeurs habituellement considérées comme des supports de rendement plutôt que de spéculation.

Du côté du marché obligataire, aucune transaction n’a été enregistrée lors de cette séance. L’encours de la dette cotée est ainsi resté inchangé, à 1 228,8 milliards de FCFA. Cette absence de mouvement sur le compartiment obligataire n’est pas un phénomène isolé et rappelle une difficulté structurelle du marché secondaire de la zone CEMAC, où les titres de dette publique circulent peu une fois émis, faute d’un nombre suffisant d’acteurs prêts à les échanger.

Cette séance confirme, une fois encore, la forte sensibilité de l’indice régional aux variations de ses valeurs les plus capitalisées. Avec un nombre limité de sociétés réellement liquides, la moindre correction technique sur un titre comme Socapalm suffit à faire basculer la tendance de l’ensemble du marché, malgré des performances positives ponctuelles sur d’autres lignes.

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Tags :AfriqueCEMACSocapalm
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