BVMAC : Une transaction de 500 000 FCFA concentre toute l’activité de la séance

Le marché actions n’a enregistré qu’un seul échange lundi 7 septembre, portant sur 10 titres SOCAPALM. Aucun mouvement n’a été observé sur le compartiment obligataire, tandis que les ordres en attente sur plusieurs valeurs n’ont pas permis de conclure de nouvelles transactions.
La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) a entamé la semaine avec une activité particulièrement réduite. La séance de cotation du lundi 7 septembre 2026 s’est soldée par un volume d’échanges de 500 000 FCFA, correspondant à une transaction unique portant sur 10 actions de la Société Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM).
Réalisé au cours de 50 000 FCFA par action, cet échange n’a entraîné aucune variation du cours de SOCAPALM. L’indice BVMAC All Share est ainsi resté stable à 1 154,45 points, soit une variation de 0,00 %. La capitalisation boursière de la place régionale demeure également inchangée à 1 847,34 milliards de FCFA, dont 122,80 milliards de FCFA au titre du flottant.
La faiblesse des échanges s’explique notamment par l’écart entre les prix proposés à l’achat et ceux demandés à la vente. Des intentions d’achat ont été enregistrées sur plusieurs valeurs, notamment la Société des Eaux Minérales du Cameroun, avec 19 titres, et BGFI Holding Corporation, avec 209 titres. Ces ordres n’ont toutefois pas trouvé de contrepartie aux niveaux de prix proposés.
Le déséquilibre est également visible du côté de l’offre. Des volumes importants restent en attente, notamment sur SCG-Ré, avec 6 939 titres proposés à la vente, et sur SOCAPALM, avec 1 188 titres. En l’absence d’ordres d’achat correspondants, ces positions n’ont pas donné lieu à des échanges.
Le compartiment obligataire n’a, pour sa part, enregistré aucune transaction au cours de la séance. Son encours global s’établit à 1 226,61 milliards de FCFA, réparti entre 31 lignes privées et souveraines.
Cette absence d’échanges sur les obligations illustre la faible animation du marché secondaire. Les investisseurs institutionnels de la CEMAC, notamment les compagnies d’assurances et les établissements de crédit, conservent généralement leurs titres jusqu’à leur échéance, limitant ainsi le nombre de titres disponibles à la revente.
Avec seulement 500 000 FCFA échangés sur l’ensemble de la séance, la BVMAC reste confrontée à l’un de ses principaux enjeux : convertir la capitalisation des valeurs cotées en une activité de marché suffisamment régulière pour assurer une meilleure liquidité des titres.
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