Coopération : La BAD évalue la dette et le risque souverain du Cameroun

Une délégation de la Banque africaine de développement a été reçue en audience par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, le 8 septembre 2026 à Yaoundé.
La gestion de la dette du Cameroun envers la Banque africaine de développement (BAD) et l’évaluation du risque souverain du pays étaient au cœur des échanges entre le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et une délégation de l’institution panafricaine, le 8 septembre à Yaoundé.
La délégation comprenait notamment des responsables du Département du contrôle financier et du Département de gestion des risques de crédit de la BAD. La mission consacrée à la gestion de la dette devait permettre de faire le point sur les engagements financiers du Cameroun envers l’institution. « Les échanges ont porté sur le processus de gestion des intérêts, la gestion des factures et la gestion du recouvrement », a indiqué Bouabene-Kallel Afef, directrice du Département du contrôle financier de la BAD.
L’autre volet de la mission portait sur l’évaluation du risque souverain du Cameroun. Il s’agit d’un exercice régulièrement conduit par la BAD auprès des pays africains afin d’actualiser son appréciation du risque associé à ses interventions.
« L’objet de la mission est une revue régulière de l’évaluation des risques pour la notation souveraine du Cameroun. C’est une revue que nous faisons fréquemment pour tous les pays africains », a expliqué Riadh Belhaj, chef de division au Département de gestion des risques de crédit de la BAD.
Selon le responsable, cette évaluation doit notamment contribuer à déterminer le niveau de risque du pays et, à terme, à orienter l’enveloppe ainsi que l’allocation des ressources que la BAD pourrait mobiliser dans le cadre de ses engagements et opérations au Cameroun.
Le montant exact de la dette du Cameroun envers la BAD n’a pas été communiqué à l’issue de l’audience. L’institution indique toutefois disposer d’un portefeuille de 3 345 milliards de FCFA, correspondant à 130 prêts et dons accordés au pays.
Cette mission intervient alors que la BAD poursuit la mise en œuvre de son Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028. L’évaluation des résultats du DSP et de la performance du portefeuille, au titre de la période examinée ainsi que de l’année 2026, a été réalisée le 14 juillet dernier.
Sur la période couverte, la BAD a approuvé huit nouveaux projets sur les onze initialement prévus, pour un montant cumulé de 833,8 milliards de FCFA. Le secteur des transports concentre la plus grande part des ressources, avec 53,83 % du portefeuille. Le niveau de décaissement demeure toutefois limité.
Avec Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, la délégation a également réaffirmé, au terme de l’audience, la volonté des deux parties de poursuivre le renforcement de leur coopération.
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