BVMAC : Les échanges chutent à 1,2 million de FCFA

La place financière régionale retombe dans une extrême léthargie le mercredi 26 août, avec seulement 14 actions négociées sur le parquet. L’indice BVMAC-AS demeure figé à 1 138,20 points dans un compartiment obligataire totalement atone.
Le marché financier de la CEMAC retrouve ses travers structurels. Au lendemain d’un net sursaut des capitaux négociés, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) enregistre une brusque contraction de la liquidité lors de la séance du mercredi 26 août 2026, arrêtant son volume transigé global à seulement 1,22 million de FCFA.
Cette atonie se traduit par un nombre très restreint d’opérations sur le compartiment des actions, où à peine 14 titres ont changé de mains au cours de trois transactions distinctes. Le groupe bancaire gabonais BGFI Holding Corporation (BHC) a drainé l’écrasante majorité de cette activité marginale, mobilisant 1,17 million de FCFA à travers l’échange de 13 actions négociées au cours fixe de 90 000 FCFA. L’unique autre transaction de la journée s’est résumée au débouclage d’une seule action de la Société Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM), échangée au prix unitaire de 50 000 FCFA.
Oprérés dans une neutralité tarifaire absolue, ces échanges n’ont entraîné aucun mouvement de cours. L’indice composite BVMAC All Share Index est resté immobile à 1 138,20 points, soit une variation de 0,00%. La capitalisation boursière du marché actions se maintient ainsi à 1 802,41 milliards de FCFA, appuyée par un flottant coté stable de 121,07 milliards de FCFA. Dans les carnets d’ordres, le déséquilibre reste flagrant : la SCG-Re enregistre 7 154 titres vendeurs sans la moindre demande en face, tandis que la demande acheteuse sur SAFACAM (1 086 actions) et BGFI HC (339 actions) continue de se heurte à un volume d’offres restreint ou hors de prix.
Sur le marché obligataire, la séance s’achève sur un calme plat absolu. Aucune transaction n’a été exécutée sur l’ensemble des 31 lignes de dettes cotées, maintenant l’encours global de la dette sous-régionale inchangé à 1 226,60 milliards de FCFA.
Cette brutale retombée des volumes illustre la fragilité des flux sur la place boursière de Douala. Faute de teneurs de marché actifs pour assurer une liquidité continue, la BVMAC reste tributaire d’interventions institutionnelles sporadiques, oscillant au quotidien entre micro-transactions de régulation et séances d’extinction quasi totale des échanges.
Recevez notre briefing économique
Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail





