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Infrastructure

Barrage de Moundourwan : La BAD prépare l’encadrement de l’usage des pesticides

Jean Daniel Obama5 août 2026Mis à jour le 5 août 2026Temps de lecture 2 min
Barrage de Moundourwan : La BAD prépare l’encadrement de l’usage des pesticides
L'ECONOMIE

La Banque africaine de développement (BAD) recrute un consultant chargé d’élaborer un Plan de gestion des pesticides dans le cadre du projet de barrage de Moundourwan, dans la région de l’Extrême-Nord. Ce document doit encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires afin de limiter leurs impacts sur l’environnement et la santé publique.

La Banque africaine de développement (BAD) lance le recrutement d’un consultant chargé d’élaborer le Plan de gestion des pesticides (PGP) du projet de construction du barrage de Moundourwan et de son périmètre irrigué, dans la localité de Hina, région de l’Extrême-Nord. La mission, prévue pour une durée de trois mois, s’inscrit dans le cadre du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN).

Ce document constitue une exigence environnementale préalable à la mise en œuvre du projet. Il devra identifier les risques liés à l’utilisation des pesticides par les exploitants agricoles et les structures publiques, évaluer les capacités de prévention et d’intervention en cas de contamination des sols ou des ressources en eau, ainsi que les dispositifs de prise en charge des intoxications.

Le consultant devra également proposer un cadre de gestion des produits phytopharmaceutiques fondé sur les principes de la lutte intégrée contre les ravageurs, en privilégiant une utilisation raisonnée des pesticides. Il lui reviendra aussi de définir les mécanismes institutionnels de suivi, de contrôle et de surveillance afin de garantir une application conforme des mesures environnementales.

Au-delà de son volet technique, ce plan vise à prévenir les risques sanitaires et écologiques susceptibles d’accompagner le développement des activités agricoles autour du futur périmètre irrigué. Il doit contribuer à concilier l’intensification de la production agricole avec la protection des ressources naturelles.

Le barrage de Moundourwan fait partie du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN), une initiative régionale portée par l’Autorité du Bassin du Niger avec l’appui financier de la Banque africaine de développement. Au Cameroun, ce programme ambitionne de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes face aux effets du changement climatique, notamment par le développement d’infrastructures hydrauliques et l’amélioration de la sécurité alimentaire.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueBarrage de MoundourwanCamerounCEMAC
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