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Sécurité alimentaire : Le Cameroun va actualiser sa loi sur l’élevage 40 ans après

10 septembre 2025Mis à jour le 10 septembre 2025Temps de lecture 2 min
Sécurité alimentaire : Le Cameroun va actualiser sa loi sur l’élevage 40 ans après
L'ECONOMIE

Le Cameroun veut revoir ses textes régissant l’activité d’élevage datant de plus de 40 ans aujourd’hui. En effet, le pays veut corriger le cadre juridique de ces textes, afin de combler certaines lacunes relatives à la modernisation des pratiques dans ce secteur d’activités, avec l’appui du projet Systèmes et politiques agricoles durables (AgSys), mis en œuvre par la GIZ, grâce au ministère fédéral allemand de la coopération et du développement.

Le nouveau texte devrait permettre d’encadrer de manière inclusive la production, la transformation et la commercialisation des produits issus de l’élevage, afin de répondre aux défis actuels liés à la sécurité alimentaire et à la compétitivité. Plusieurs acteurs publics, privés, des organisations professionnelles, des experts techniques et des partenaires au développement étaient réunis à Yaoundé du 04 au 05 septembre 2025 à cet effet.

Il s’agit pour le Cameroun de créer un solide réseau de soutien entre les parties prenantes en fournissant un soutien financier aux plans d’affaires réussis par le biais de subventions de contrepartie. Cette approche vise non seulement à réduire les risques, mais aussi à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et de développement dans le secteur.

« Comme valeur ajoutée, cette loi va réglementer aussi bien la production que la consommation, la génétique, les infrastructures des produits de l’élevage. Tous ces aspects ont besoin d’un cadre réglementaire pour que ça ne se passe plus dans le désordre. Si vous voulez par exemple importer les races étrangères pour les croiser avec des races locales, il faudrait bien que ça se passe dans un cadre règlementaire », a expliqué Albert Douffissa, vétérinaire consultant.

Du fait de l’obsolescence des textes qui régissent le secteur de l’élevage au Cameroun, les producteurs locaux se heurtent depuis longtemps à de nombreux obstacles. Il s’agit entre autres d’une formation insuffisante, d’infrastructures médiocres, d’un accès limité au marché ou encore d’inégalités ainsi qu’à l’inégalité entre les sexes limitant les chances des femmes rurales.

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