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Niété : Neuf hectares d’hévéa pour générer des revenus communautaires en zone protégée

10 juin 2026Mis à jour le 10 juin 2026Temps de lecture 2 min
Niété : Neuf hectares d’hévéa pour générer des revenus communautaires en zone protégée
L'ECONOMIE

C’est en périphérie du Parc national de Campo-Ma’an, l’une des principales aires protégées du Cameroun, que la communauté Bagyéli de Nyamabandé a officiellement engagé, samedi 6 juin 2026, l’exploitation de ses plantations communautaires d’hévéa. Neuf hectares de parcelles, préparées avec l’appui technique d’Hévécam S.A. et le concours financier de l’African Wildlife Foundation (AWF) notamment, sont désormais en phase productive.

Pour Charles Memvi Abossolo, conservateur du parc, le projet traduit une conviction fondatrice : « La conservation de la biodiversité et le développement socio-économique des populations locales sont intimement liés. » Il voit dans ces plantations « un exemple concret de la manière dont nous pouvons concilier ces deux objectifs ».

Des revenus fléchés vers le développement communautaire

L’initiative dépasse la seule production de latex. Les revenus générés seront affectés à des projets communautaires prioritaires, santé, éducation, élevage, diversification des cultures vivrières, selon un mécanisme de réinvestissement intégré au dispositif dès sa conception. Le projet prévoit par ailleurs la mise en place d’un système de gestion durable des ressources naturelles et le développement de l’écotourisme, deux leviers destinés à consolider le lien entre activité économique et préservation de l’environnement.

La phase préparatoire a mobilisé des investissements significatifs : aménagement des parcelles, fourniture de plants certifiés, formation agronomique des bénéficiaires. L’encadrement technique assuré par Hévécam S.A., adossé aux financements environnementaux de l’AWF et d’autres fonds de développement, a permis d’ancrer la viabilité économique du projet dans le respect des savoirs locaux et des exigences de conservation.

Un pilote à portée régionale

Au-delà de Nyamabandé, le projet interpelle. En s’appropriant une filière agricole structurée, les Bagyéli, longtemps perçus comme réfractaires à la sédentarisation économique, démontrent la capacité des communautés autochtones à intégrer des modèles de production durable sans rupture avec leur territoire. Ce pilote, par sa double dimension économique et environnementale, est susceptible d’inspirer d’autres communautés riveraines d’aires protégées confrontées aux mêmes arbitrages entre conservation et développement.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMAChévéa
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