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Loi de finances rectificative 2026 : Le Gabon ajuste la fiscalité des provisions bancaires

15 juillet 2026Mis à jour le 15 juillet 2026Temps de lecture 2 min
Le Parlement gabonais a adopté, le 1er juillet 2026, la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, qui ramène le budget de l'État à 5 495,2 milliards de FCFA, en baisse de 862,9 milliards par rapport à la loi initiale. Au-delà de cet ajustement budgétaire, le texte contiendrait une disposition modifiant le régime de déduction fiscale des provisions constituées par les banques et sociétés de financement
L'ECONOMIE

Le Parlement gabonais a adopté, le 1er juillet 2026, la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, qui ramène le budget de l’État à 5 495,2 milliards de FCFA, en baisse de 862,9 milliards par rapport à la loi initiale. Au-delà de cet ajustement budgétaire, le texte contiendrait une disposition modifiant le régime de déduction fiscale des provisions constituées par les banques et sociétés de financement

Selon les éléments transmis à la rédaction, cette disposition alignerait le Code général des impôts sur les normes prudentielles de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), régulateur régional du secteur bancaire de la zone CEMAC. Jusqu’ici, les provisions pour risque de crédit (les fonds que les banques bloquent pour se prémunir contre les impayés) obéissaient à des critères fiscaux distincts de ceux imposés par la COBAC, une divergence régulièrement pointée par les professionnels du secteur.

Un enjeu de solidité bancaire

Une harmonisation entre comptabilité fiscale et obligations prudentielles réduirait, en théorie, les distorsions entre les deux référentiels et clarifierait le traitement du risque de crédit pour les établissements financiers. Une meilleure déductibilité du coût du risque préserverait les fonds propres des banques, renforçant leur capacité à absorber d’éventuels chocs et à maintenir leur offre de crédit aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’aux projets d’infrastructure.

Cette réforme s’inscrirait dans un ensemble plus large de mesures de modernisation fiscale portées par la LFR 2026, aux côtés de la généralisation de la facture électronique et de la taxe sur les plateformes numériques, déjà documentées dans le cadre du Programme de digitalisation des paiements publics.

Le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, dirigé par Thierry Minko, a défendu le texte devant l’Assemblée nationale puis le Sénat au cours du mois de juin 2026.

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Tags :FiscalitéGabonLFR2026Loi de finances rectificative 2026
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