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Insécurité alimentaire : 4,5 millions de personnes exposées dans les zones en crise sécuritaire

11 août 2026Mis à jour le 11 août 2026Temps de lecture 2 min
Insécurité alimentaire : 4,5 millions de personnes exposées dans les zones en crise sécuritaire
L'ECONOMIE

Elles résident dans les zones à risque et représentent 15% de la population, à mars 2026.

Sur un total de 30,2 millions de personnes, 4,5 millions « vivaient dans les zones à risque de connaître une insécurité alimentaire aiguë », en mars 2026, selon le rapport de suivi conjoint du Cameroun, récemment publié par l’Institut national de la Statistique (INS). Ce chiffre représente 15% de la population.

Parmi elles, 1,8 million vivaient dans des zones de conflit notamment les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest du Sud-Ouest. Les 2,6 millions restants viennent des zones non affectées par les conflits, correspondant à 17 % et 13% de leurs populations respectives.

Selon le rapport, le niveau d’alertes a décru au cours du premier trimestre 2026, avec 58 alertes en janvier, 27 alertes en février et 26 alertes en mars, pour un total de 39 alertes de risque critique et 72 alertes de risque accentué. La proportion de population à risque a ainsi diminué de 22 % en janvier à 16 % en février, mais reste en moyenne à 18 % au premier trimestre 2026, « signalant une vulnérabilité structurelle ».  

« En zones avec conflit, plus d’un tiers des ménages ont une consommation alimentaire inadéquate, contre un quart pour le reste du pays », peut-on lire. Toutefois, les populations les plus touchées viennent des ménages déplacés internes, avec une situation nettement plus critique que dans les zones sans conflit.

Malnutrition aiguë dans l’Extrême-Nord

« Plus de la moitié des ménages en zones de crise recourent à des stratégies de stress (réduction des portions, repas moins fréquents). Dans les zones non affectées, environ un tiers des ménages adoptent ces stratégies ». Concrètement, les ménages en zones de conflit réduisent leurs dépenses essentielles et vendent des biens productifs au premier trimestre 2026. Par région, l’Extrême-Nord concentre les admissions les plus élevées pour malnutrition aiguë sévère (MAS), avec des districts en situation critique.

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