Le protocole d’entente de cinq ans instituera la Smart Africa Digital Academy (SADA) au Gabon. Cette entité sera récupérée par le Centre gabonais de l’innovation (CGI) qui assurera la réalisation opérationnelle du projet nation. Il s’agit de mettre en place un cadre de formation en mesure de préparer les talents locaux à la demande croissante de l’économie numérique. Les formations couvriront plusieurs sujets clés en rapport avec les technologies numériques. Ils incluront des programmes de développement des compétences, des sessions thématiques et des MOOCs à distance. Ces programmes permettront à un plus grand nombre de Gabonais d’acquérir des compétences adaptées aux mutations technologiques et aux besoins du marché de l’emploi.
En plus de former les jeunes et les travailleurs, la plate-forme cherchait aussi à améliorer les compétences numériques des fonctionnaires. En renforçant la compétence des outils numériques, les autorités souhaitent accélérer la modernisation des services publics, et promouvoir l’utilisation de technologies innovantes dans divers secteurs économiques. Le projet intervient à un moment où plusieurs pays africains tentent de combler le gap de compétences dans le numérique qui est pour beaucoup d’entre eux un coup de frein au développement de l’économie digitale. L’Union africaine, représentée par la Commission de l’Union africaine (CUA), la Nouvelle Alliance pour le développement de l’Afrique (NEPAD), et 40 États africains, ainsi que plusieurs autres organisations internationales et partenaires privés forment aujourd’hui l’alliance Smart Africa depuis sa création en 2013. Ses objectifs sont : faire avancer un développement socio-économique substantiel du continent par des technologies numériques.
La naissance de cette académie constitue un levier pour le Gabon en vue de former une nouvelle génération de professionnels en mesure de faire accepter au pays la transition numérique. En développant la génération des compétences locales, et l’innovation technologique, les pouvoirs publics cherchent à consolider leur écosystème numérique national, et stimuler l’émergence de nouvelles opportunités économiques.


