Douala a accueilli, le 31 mars 2026, la 8e édition de l’UBA Business Series, le rendez-vous trimestriel qu’organise UBA Cameroun à l’intention des acteurs du monde des affaires. Placée sous le thème « Compétitivité, financement et paiements numériques dans la croissance des entreprises », la rencontre a mis face à face banquiers, entrepreneurs et représentants patronaux autour d’un constat partagé : « le secteur privé camerounais évolue dans un environnement qui exige une adaptation permanente ».

Joel Sikam, entrepreneur, accompagnateur de PME et panéliste à cette rencontre, a posé la question de l’agilité comme condition de survie. « Le monde va vite, et le Cameroun doit pouvoir, parlant de compétitivité, être aussi en train », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les dirigeants de rester informés en permanence. « Celui qui tient l’information tient la réussite », a-t-il soutenu, avant d’appeler les entrepreneurs à franchir le cap vers le statut de chef d’entreprise. « Les banques financent les chefs d’entreprise et pas beaucoup les entrepreneurs, parce que le risque est plus élevé quand c’est une personne que quand c’est un système. »

Des combats économiques, pas politiques

Daniel Talla Kuate, Directeur Général de Tôles et Aciéries du Cameroun (TAC) et Président de la section Industries, Mines et BTP de la Chambre de Commerce, a orienté son intervention vers les responsabilités collectives. Dans son propos, il a interpellé les organisations patronales sur leur manque de positionnement sur les enjeux de fond : « Posons les problèmes de notre économie, les niches qu’on laisse aux étrangers. » Sur la digitalisation, il a invité au pragmatisme. Pour lui, tant que l’administration n’accompagne pas le mouvement, les acteurs privés doivent s’adapter à la réalité du terrain. Il cite en exemple, le système de délivrance de la carte nationale d’identité par la police, qu’il a jugé efficace, pour s’interroger sur l’absence de démarches similaires dans d’autres administrations.

Pour conclure les travaux,Rose Bonny Wondja, Directrice de la banque de détail d’UBA Cameroun, a replacé l’initiative dans sa vocation : « Les plateformes comme celle-ci sont une opportunité pour UBA, en tant que banque, d’apporter un support éducatif aux PME. » Elle a rappelé les enseignements des panélistes, compétitivité fondée sur le rapport qualité-prix, nécessité de bâtir des entreprises qui fonctionnent en l’absence du promoteur, et impératif de structuration pour accéder au financement bancaire. Elle conclut sur un message d’ouverture : « Vous n’êtes pas seulement en compétition avec votre marché local. Vous êtes en compétition avec le monde entier. »

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