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Cameroun : Déjà 800 milliards de FCFA mobilisés pour la reconstruction de l’ Extrême-Nord

1 septembre 2026Mis à jour le 1 septembre 2026Temps de lecture 3 min
Cameroun : Déjà 800 milliards de FCFA mobilisés pour la reconstruction de l’ Extrême-Nord
L'ECONOMIE

Alors que les ressources mobilisées ont progressé de près de 200 milliards de FCFA depuis février 2025, le gouvernement veut accélérer l’exécution des projets pour transformer ces financements en réalisations concrètes au profit des populations.

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a présidé le 31 août 2026 à Yaoundé la deuxième session du Comité de pilotage du Programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême-Nord (PSRDREN). Les travaux ont notamment porté sur l’examen du rapport d’activités du Programme pour l’année 2025 et du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) pour l’exercice 2026.

Cette session intervient alors que les ressources mobilisées dans le cadre du Programme connaissent une progression. Elles sont passées de plus de 600 milliards de FCFA lors de la première session du Comité de pilotage, tenue en février 2025, à près de 800 milliards de FCFA à ce jour, soit une hausse de près de 200 milliards de FCFA.

L’enjeu est désormais d’accélérer l’exécution des projets afin que ces ressources se traduisent en réalisations concrètes pour les populations. Les responsables du Programme doivent ainsi faire le point sur l’état d’avancement des opérations et identifier les contraintes qui ralentissent leur mise en œuvre, aussi bien sur les plans physiques que financier.

« Tout ceci dans l’optique de mettre en œuvre les instructions du chef de l’État, dans le but de reconstruire les infrastructures qui ont été détruites, de propulser le développement dans cette partie de notre pays, de renforcer la cohésion sociale, d’assurer une bonne gouvernance dans l’exécution », a affirmé le Minepat.

Plusieurs difficultés affectent toutefois la mise en œuvre de certains projets. Le Programme doit notamment composer avec les aléas climatiques, particulièrement les inondations, susceptibles de perturber les travaux sur le terrain. À cela s’ajoutent le retard dans le démarrage de l’exécution du budget 2026, les difficultés de paiement ainsi que la défaillance de certaines entreprises adjudicataires. Ces contraintes peuvent ralentir la poursuite des chantiers et constituent l’un des principaux enjeux à résoudre pour accélérer l’exécution des investissements.

Depuis la première session du Comité de pilotage, plusieurs projets ont néanmoins connu des avancées dans des secteurs prioritaires. Il s’agit notamment des infrastructures routières, du développement de la vallée du Logone, de la relance des territoires du bassin du Lac Tchad, des infrastructures sociales de base et du soutien aux activités productives.

Sur le terrain, le PSRDREN intervient notamment dans la construction de 20 mini-adductions d’eau, de cinq Centres de Santé Intégrés et de sept écoles primaires. Le Programme accompagne également l’aménagement de bretelles routières, la construction d’un pont sur le Mayo Tchanawa, la réhabilitation de l’hôpital helvétique de Mada ainsi que la distribution de 10 000 tables-bancs aux établissements scolaires.

Parallèlement, des projets structurants sont engagés, à l’instar du PACRI-MDK, destiné à améliorer la connectivité et la résilience le long du corridor Mora-Dabanga-Kousseri. D’un coût global de 236 milliards de FCFA, ce projet financé par la Banque mondiale et l’État camerounais comprend notamment un volet consacré aux infrastructures communautaires.

L’année 2026 est ainsi présentée comme celle de « l’accélération », avec pour priorité de lever les contraintes qui freinent l’exécution des projets et de veiller à ce que les ressources mobilisées produisent des réalisations visibles sur le terrain.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCamerounCEMACExtrême-NordPTBA
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