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Bien-être au travail : L’équation gagnante pour la rentabilité des entreprises camerounaises  

21 juillet 2026Mis à jour le 21 juillet 2026Temps de lecture 3 min
Dédicace de l'ouvrage Pyramide du bien-être au travail
L'ECONOMIE

Rédigé par Raphaël Tchomnou Ngantchop, l’ouvrage « Pyramide du bien-être au travail » présenté le 17 juillet dernier à Douala se positionne comme un écosystème inédit, conçu pour transformer le capital humain en moteur de rentabilité.

Le coût invisible du mal-être en entreprise érode silencieusement les performances économiques locales. Le 17 juillet 2026 à Douala, le lancement de l’ouvrage Pyramide du Bien-Être au Travail a jeté un pavé dans la mare managériale. Conçu par Raphaël Tchomnou Ngantchop, ce système baptisé WB-OS (Wellbeing Operating System) ne se veut pas un simple manuel, mais un véritable levier de redressement financier global.

Pour les dirigeants, l’urgence est désormais chiffrée. Selon le rapport mondial de l’institut Gallup publié en décembre 2025, le taux de désengagement des employés atteint 80 % à l’échelle globale. « Vous payez le plein pot de salaire à quelqu’un qui n’a que 20 % de son énergie dans votre activité », a martelé l’auteur devant un parterre de chefs d’entreprise et d’autorités. Ce marasme, accentué par le présentéisme et l’absentéisme non quantifiés par les administrations, plombe la productivité.

Pour les analystes économiques, l’intérêt de ce modèle repose avant tout sur sa rentabilité palpable. L’investisseur et fondateur du cabinet Grow Africa, Olivier Kweman, rappelle une règle d’or, à savoir que la finalité de l’entreprise demeure la performance économique, tout en précisant que « le bien-être représente l’un des chemins les plus puissants pour y parvenir ». L’Afrique ne peut donc plus se contenter d’importer des méthodes occidentales hors-sol. La préface de l’ouvrage, signée par la directrice régionale de DHL, Asta-Rosa Cissé, compare d’ailleurs cette approche à l’arbre à palabres traditionnel, conciliant la rigueur industrielle et le dialogue collectif.

Les premiers indicateurs chiffrés confirment l’impact macroéconomique du dispositif. Face à ce constat, l’ouvrage propose une architecture rigoureuse à trois dimensions, articulée autour de 8 leviers, 7 couches d’ancrage stratégique et 5 boucles d’apprentissage. Loin d’être une utopie humaniste, ce modèle a d’ailleurs fait ses preuves au Cameroun, à grande échelle. Déployé auprès de 1 800 collaborateurs du géant logistique AGL, il a fait bondir le taux d’engagement de 48 % en octobre 2024 à 76 % en 2025, pour atteindre 85 % en juillet 2026. Plus spectaculaire encore, l’entreprise, déficitaire depuis cinq ans, a renoué avec les bénéfices dès l’exercice 2024-2025. Comme le résume Raphaël Tchomnou Ngantchop, « derrière chaque franc CFA, derrière chaque KPI, il y a essentiellement un visage humain ».

Les recherches menées par l’auteur révèlent par ailleurs que le prix du mal-être organisationnel équivaut à cinq fois l’investissement nécessaire pour y rétablir l’ordre. Présent à la cérémonie de dédicace de l’ouvrage, le parrain de l’événement, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, a toutefois nuancé le débat en appelant à adapter ces outils au clivage public-privé national. L’administration publique reste en effet régulièrement pointée du doigt pour son laxisme dans la gestion du temps de travail, tandis que le secteur privé souffre d’un débauchage sauvage des talents formés.

La performance économique de demain ne naîtra plus de la seule optimisation mécanique des processus, mais bien de la sécurisation et de la valorisation du capital humain. Au Cameroun, les managers ont désormais le choix. Ils peuvent continuer à financer l’inertie, ou investir dans l’écoute active pour maximiser leurs indicateurs clés.

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Tags :Actualité du CamerounAfriqueCEMACentreprises camerounaisesRaphaël Tchomnou Ngantchop
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