Enseignement supérieur : Le gouvernement modifie le régime des études de Capacité en droit et sciences économiques

(Leconomie.info) – Le ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a signé le 3 juillet 2026 un arrêté modifiant le régime des études de la Capacité en droit et sciences économiques. Le texte élargit le dispositif à quatre domaines de formation et durcit les conditions de passage vers la licence.
L’arrêté n°26/00762/MINESUP/SG/IGS/DDES/DAJ modifie et complète celui du 18 octobre 2017 qui fixait jusque-là le régime des études, des évaluations et des programmes d’enseignement pour la Capacité dans les facultés des sciences juridiques et politiques des institutions d’enseignement supérieur au Cameroun.
Le parcours de Capacité s’ouvre à présent dans quatre domaines : Droit et Sciences Politiques, Economie et Gestion, Sciences et Techniques, ainsi qu’Arts, Lettres et Sciences Humaines. L’ouverture effective d’un parcours dans un établissement public, apprend-on, reste conditionnée à la validation préalable des programmes par un arrêté ministériel. Les institutions privées d’enseignement supérieur agréées peuvent proposer cette formation, mais uniquement via une convention de tutelle académique signée avec une université d’État déjà habilitée dans le même domaine et géographiquement proche. Ces établissements privés reversent à l’université de tutelle des frais de formation équivalents à ceux appliqués dans le public.
Un concours d’entrée à deux épreuves
Selon l’arrêté consulté par L’Economie, l’admission demeure exclusivement soumise à un concours organisé par le doyen ou l’autorité académique compétente. Il est ouvert aux salariés du public ou du privé titulaires d’un BEPC, d’un CAP ou d’un GCE O’level avec au moins trois matières hors religion, ainsi qu’aux candidats non-salariés âgés d’au moins 21 ans révolus, une limite que le chef d’établissement peut relever après avis du conseil. Le concours comporte une épreuve de contraction de texte et une épreuve de culture générale ; seuls les candidats totalisant une moyenne d’au moins 10/20 sont déclarés admis.
La formation s’étend sur quatre semestres organisés en unités d’enseignement, chacune dotée d’un volume de crédits calculé sur une base de quinze heures hebdomadaires par crédit. Une unité d’enseignement n’est évaluable que si elle a été dispensée à hauteur d’au moins 80 %, sous validation du conseil de département. La note de passage reste fixée à 10/20 par unité, et l’accès au troisième semestre suppose l’obtention de 60 crédits sur les deux premiers.
Des conditions plus strictes vers la licence
Le diplôme de Capacité conserve sa vocation professionnelle, mais l’arrêté verrouille les passerelles vers l’enseignement supérieur classique. Seuls les titulaires ayant obtenu une moyenne générale de 12/20 sur les niveaux I et II peuvent s’inscrire en licence professionnelle. Une voie dérogatoire vers une filière classique reste ouverte aux candidats totalisant au moins 13/20 en Capacité, à condition d’être également détenteurs d’un Probatoire ou d’une attestation de classe de première avec 10/20, ou d’un GCE O’level à trois matières minimum hors religion.
L’exécution de l’arrêté incombe aux vice-chancellors, recteurs et chefs d’institutions privées agréées, ainsi qu’aux directeurs en charge du développement de l’enseignement supérieur et de la coordination des activités académiques.
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