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Aménagement du territoire : Le Cameroun peine à transformer ses potentialités en projets

21 août 2026Mis à jour le 21 août 2026Temps de lecture 2 min
Aménagement du territoire : Le Cameroun peine à transformer ses potentialités en projets
L'ECONOMIE

Malgré l’existence d’un cadre de référence depuis 2016, les Collectivités territoriales décentralisées n’arrivent pas encore à traduire les orientations du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire (Snaddt) en projets, faute de financements et de capacités techniques.

Plusieurs Collectivités territoriales décentralisées (CTD) peinent encore à s’approprier le Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire du Cameroun (Snaddt). Validé en 2016, ce document constitue le principal cadre de référence pour l’aménagement du territoire et recense les potentialités économiques des différentes régions.

Le Snaddt établit un diagnostic stratégique du territoire national. Il identifie les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités, tout en hiérarchisant les principaux enjeux liés aux ressources naturelles, aux infrastructures, aux équipements sociaux, à l’environnement, au système productif et à l’urbanisation.

Mais près d’une décennie après son adoption, sa traduction au niveau local reste limitée. Certaines CTD disposent de ressources naturelles, agricoles ou minières encore sous-exploitées. Ces potentialités peinent à se convertir en activités productives, en emplois ou en infrastructures durables. Dans plusieurs territoires, l’accès à l’électricité et aux circuits commerciaux demeure également insuffisant.

C’est pour renforcer l’appropriation de cet outil qu’un atelier soutenu par la coopération allemande et le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) s’est récemment tenu à Mbankomo. La rencontre visait notamment à vulgariser le Snaddt auprès des responsables des CTD, dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et la Central African Forest Initiative (Cafi).

Au-delà du financement, le déficit de capacités techniques constitue l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre du schéma. Plusieurs collectivités ne disposent pas des compétences nécessaires pour transformer ses orientations en programmes et projets susceptibles d’être financés et exécutés.

L’enjeu est pourtant de disposer d’un cadre commun permettant d’organiser le développement du territoire à l’horizon 2035. Pour atteindre cet objectif, des difficultés persistent en matière de coordination, de répartition des responsabilités et d’articulation entre les politiques nationales, sectorielles et locales.

L’absence d’un cadre réglementaire suffisamment précis complique également l’application du Snaddt. Son efficacité dépendra ainsi moins de son contenu que de la capacité des différents acteurs à l’intégrer dans la planification locale, à mobiliser les financements nécessaires et à disposer des compétences pour le traduire en réalisations concrètes.

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Tags :AfriqueAménagement du territoireCEMAC
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