Actualité en continu
◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi◆Gabon : 254,7 milliards de FCFA pour développer deux sites de transformation minière◆Hevecam et Sudcam : Les pertes cumulées atteignent 43,2 milliards de FCFA en deux ans◆Numérique : La RCA s’allie à une université russe pour former ses fonctionnaires◆BVMAC : SCG-Ré recule de 6,98 %, l’indice All Share perd 0,37 %◆Dette flottante : Le Cameroun privilégie la compensation fiscale pour apurer ses arriérés◆Dette publique : Les assureurs camerounais détiennent 190,5 milliards de FCFA de titres du Trésor◆Electricité : La facture à plus de 1 000 milliards FCFA qui fait trembler le budget 2027◆Finances publiques : Le Cameroun abaisse sa prévision de croissance pour 2026◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi◆Gabon : 254,7 milliards de FCFA pour développer deux sites de transformation minière◆Hevecam et Sudcam : Les pertes cumulées atteignent 43,2 milliards de FCFA en deux ans◆Numérique : La RCA s’allie à une université russe pour former ses fonctionnaires◆BVMAC : SCG-Ré recule de 6,98 %, l’indice All Share perd 0,37 %◆Dette flottante : Le Cameroun privilégie la compensation fiscale pour apurer ses arriérés◆Dette publique : Les assureurs camerounais détiennent 190,5 milliards de FCFA de titres du Trésor◆Electricité : La facture à plus de 1 000 milliards FCFA qui fait trembler le budget 2027◆Finances publiques : Le Cameroun abaisse sa prévision de croissance pour 2026◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi◆Gabon : 254,7 milliards de FCFA pour développer deux sites de transformation minière◆Hevecam et Sudcam : Les pertes cumulées atteignent 43,2 milliards de FCFA en deux ans◆Numérique : La RCA s’allie à une université russe pour former ses fonctionnaires◆BVMAC : SCG-Ré recule de 6,98 %, l’indice All Share perd 0,37 %◆Dette flottante : Le Cameroun privilégie la compensation fiscale pour apurer ses arriérés◆Dette publique : Les assureurs camerounais détiennent 190,5 milliards de FCFA de titres du Trésor◆Electricité : La facture à plus de 1 000 milliards FCFA qui fait trembler le budget 2027◆Finances publiques : Le Cameroun abaisse sa prévision de croissance pour 2026
L'Economie Business Summit 2026
EBS

Gabon : Les décaissements multilatéraux chutent de 96 % en 2026

21 août 2026Mis à jour le 21 août 2026Temps de lecture 2 min
Gabon : Les décaissements multilatéraux chutent de 96 % en 2026
L'ECONOMIE

La forte baisse des financements publics attendus auprès des bailleurs traditionnels intervient alors que l’État se tourne davantage vers des emprunts commerciaux, plus coûteux, pour couvrir ses besoins de financement.

Un chiffre relevé dans la note de Fitch Ratings du 10 août 2026 permet de mieux cerner les tensions qui pèsent sur le financement du budget gabonais. Selon l’agence, les décaissements du secteur public prévus dans le plan de financement du budget rectifié pour 2026 ont été réduits de 96 %.

Cette contraction intervient alors que les discussions en vue de la conclusion d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI) n’ont pas encore abouti. Or, pour plusieurs bailleurs multilatéraux et bilatéraux, la présence d’un cadre macroéconomique jugé crédible, notamment lorsqu’il est soutenu par un programme du FMI, peut conditionner le rythme de mobilisation des financements.

La baisse des décaissements ne signifie toutefois pas que le Gabon ne dispose plus de financements négociés. La loi de finances rectificative fait état de plusieurs conventions de prêt et de tirages en cours auprès de partenaires tels que l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD). La signature d’une convention ne garantit cependant pas un décaissement immédiat ou régulier des ressources.

Dans ce contexte, l’absence de nouveau programme avec le FMI semble contribuer au ralentissement de l’accès à certains financements institutionnels. Pour l’État gabonais, cette situation intervient alors que les besoins de financement demeurent importants et réduit les possibilités de recourir aux ressources concessionnelles.

Le recours à des financements commerciaux apparaît dès lors comme une source alternative de liquidités. Le prêt accordé par Trafigura et le placement privé rémunéré à 12,6 % illustrent cette évolution. Ces opérations permettent au gouvernement de mobiliser des ressources dans des délais plus courts, mais à un coût supérieur à celui généralement associé aux financements concessionnels.

Cette évolution renforce l’importance des deux chantiers régulièrement évoqués par Fitch Ratings, à savoir l’audit de la dette et l’apurement des arriérés extérieurs. Pour l’agence, la régularisation des sommes dues au secteur public constitue notamment l’un des éléments susceptibles de faciliter la reprise des discussions avec le FMI.

L’enjeu pour Libreville est donc aussi de rétablir les conditions d’un accès plus régulier aux financements multilatéraux. Une meilleure transparence sur l’endettement, l’apurement des arriérés et une plus grande visibilité sur la trajectoire budgétaire pourraient contribuer à renforcer la crédibilité financière du pays auprès de ses partenaires.

Le Gabon se retrouve ainsi face à un arbitrage entre vitesse de mobilisation et coût du financement. Les ressources commerciales permettent de répondre rapidement aux besoins de trésorerie, mais leur rémunération plus élevée accroît la charge future de la dette et réduit, à terme, les marges de manœuvre budgétaires.

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :AfriqueCEMACdécaissements multilatérauxGabon
Partager :FacebookXWhatsApp
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA