Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe, a procédé le 8 avril 2026 à la pose de la première pierre d’une huilerie à Lengué, arrondissement de Mbanga, département du Moungo. D’un coût de 9 milliards FCFA, cette deuxième unité industrielle d’OPALM affiche une capacité de production de 25 000 tonnes d’huile de palme brute par an et prévoit la création de 340 emplois directs et indirects.

Cette opérationnalisation matérialise le cahier des charges signé le 22 décembre 2025 entre l’État du Cameroun et OPALM. Le programme global mobilise 45 milliards FCFA pour cinq unités de transformation sur le territoire national, visant une production annuelle de 108 000 tonnes à pleine capacité.

Le Minader  a inscrit cette initiative dans la Stratégie nationale de développement (SND30) et le Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (PIISAH). « Ici, à Mbanga, plus précisément à Lengué, en ce jour, nous amorçons le lancement de la deuxième usine OPALM, d’une capacité de 25 000 tonnes par an pour un montant d’investissement de neuf milliards de francs CFA avec à la clé plus de 340 emplois directs et indirects créés et une garantie d’achat de noix de palme aux planteurs estimée à plus de 5 milliards de FCFA par an à déverser dans le bassin du Moungo », a-t-il déclaré.

Le Cameroun importe annuellement entre 150 000 et 200 000 tonnes d’huile de palme, pour une valeur dépassant 100 milliards FCFA. Le programme OPALM vise la réduction de ce déficit structurel et le renforcement de l’offre locale. « Le lancement de ce projet s’inscrit dans la dynamique nationale de développement et de transformation de notre agriculture. A notre niveau, nous essayons avec humilité d’apporter notre contribution au renforcement de la filière huile de palme, en accompagnant les producteurs et en travaillant à améliorer les conditions de transformation locale », a indiqué le directeur général de Opalm, Tarek Daoud.

Pour l’entreprise, la pose de cette première pierre marque une nouvelle étape. « Elle traduit notre volonté de nous rapprocher davantage des zones de production afin de limiter les pertes et mieux valoriser le travail des producteurs. Nous espérons que ce projet contribuera à son échelle à la création d’emplois et au développement économique rural », a ajouté Tarek Daoud.

Dans le département du Moungo, OPALM encadre plus de 300 planteurs et entretient, avec la Socapalm, 170 kilomètres de pistes rurales. Depuis 2024, l’entreprise revendique plus de 100 000 tonnes de régimes collectés pour plus de 8,5 milliards de FCFA payés aux planteurs. L’opérateur s’engage à porter la productivité de 500 kilogrammes d’huile par hectare à 2 tonnes par hectare, avec l’appui du Minader et de l’IRAD.

« Nous venons ainsi mettre en œuvre la dynamique de valorisation de la production locale dans les bassins identifies afin qu’ensemble nous réduisons le déficit d’huile de palme en impactant positivement la vie des producteurs et des populations dans le monde rural ainsi que l’économie du pays », a déclaré Gabriel Mbairobé.

Au-delà de Lengué, le programme prévoit le renforcement du site d’Eséka, repris le 18 février 2026. Un investissement de 8 milliards FCFA doit porter la production annuelle de 7 000 à 25 000 tonnes. À terme, le programme entend générer 450 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Le déploiement des cinq huileries s’échelonne sur cinq ans, pour un investissement global chiffré à 45 milliards de FCFA.

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