Le Cameroun figurait parmi les pays à l’honneur du Forum Investir en Afrique 2026, qui s’est tenu le 9 avril au Novotel Paris Centre Tour Eiffel. L’événement, organisé par le Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian) et L’Opinion, portait sur le thème « Pour une stratégie Afrique 2030 ». La délégation camerounaise était conduite par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie, accompagné de Christian Arnault Emini, Directeur Général de l’Économie et de la Programmation des Investissements Publics au Minepat.

Interrogé sur les objectifs de cette participation, Christian Arnault Emini a exposé la stratégie camerounaise. « L’objectif consiste à démontrer l’existence de nombreux projets matures nécessitant des financements », a-t-il déclaré, précisant que « le Cameroun encourage le partenariat public-privé ». Le responsable a insisté sur une approche qui dépasse la simple attraction de capitaux. « L’essentiel ne réside pas uniquement dans l’acte d’investir, mais dans l’impact de cet investissement sur les populations à travers divers secteurs », a-t-il souligné.

Les infrastructures et l’énergie constituent des axes prioritaires. Le Directeur Général a mentionné la nécessité de « désenclaver les bassins de production », tout en rappelant que « le potentiel énergétique camerounais est important, toutefois des investissements s’avèrent nécessaires pour transformer ce potentiel en réalisations concrètes ».

Sur les atouts du pays face aux investisseurs français, Christian Arnault Emini s’est montré confiant. « Le pays dispose des conditions requises pour l’investissement, notamment la stabilité, les matières premières à transformer et un capital humain de qualité », a-t-il affirmé. Il a également rappelé l’orientation stratégique du gouvernement : « La Stratégie Nationale de Développement 2030 prévoit une transformation structurelle qui inclut la promotion de l’industrialisation. »

Le plan intégré de reconstruction agro-pastorale et halieutique, adopté sous les directives du Chef de l’État, constitue un autre pilier de cette stratégie. « Il fallait déjà stabiliser certains points. Et nous pensons qu’en 2026, ce sera, nous aurons des projets qui se mettront en œuvre », a expliqué le responsable du MINEPAT. L’objectif affiché vise la réduction des importations alimentaires. « Il est question de voir que nous ne continuons plus à importer ce que nous produisons nous-mêmes aujourd’hui », a-t-il précisé, ajoutant que « dès cette année, nous aurons des résultats à faire valoir ».

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