Kenya Airways ne dessert plus l’aéroport international de Douala depuis le 19 juin 2026. Dans un communiqué daté du 12 juin, la compagnie nationale kényane a annoncé à ses partenaires commerciaux la suspension de l’ensemble de ses vols passagers sur la liaison Douala-Nairobi, effective une semaine plus tard.
Le document, signé par Yvonne Beteye Moundounga, Country Manager de Kenya Airways pour le Cameroun et le Gabon, justifie cette décision par un effort d’optimisation du réseau et d’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la compagnie, sans détailler davantage les motivations économiques de ce retrait.
Un deuxième retrait en un mois
Ce départ intervient moins d’un mois après celui de Royal Air Maroc, qui avait suspendu en mai ses vols vers Douala et Yaoundé. La compagnie marocaine évoquait alors la hausse des prix du kérosène liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ainsi qu’un ralentissement de la demande sur ses dessertes d’Afrique centrale. Cette décision avait coupé la connexion directe entre le Cameroun et le hub de Casablanca.
Avec Kenya Airways, c’est désormais la liaison directe avec Nairobi qui disparaît. La compagnie opérait jusque-là cinq fréquences hebdomadaires entre les deux villes, offrant des correspondances vers l’Asie de l’Est et l’océan Indien via son hub de Nairobi. Cette desserte figurait encore dans le programme de vols approuvé par la Cameroon Civil Aviation Authority pour la saison hiver 2025-2026.
Les passagers détenteurs de billets confirmés au-delà du 19 juin peuvent demander un remboursement ou modifier leur réservation jusqu’au 31 août 2026. Kenya Airways recommande à ses clients de se réacheminer via Ethiopian Airlines ou Air Côte d’Ivoire pour rejoindre Nairobi. Les vols cargo, non concernés par cette suspension, sont maintenus.
La compagnie indique avoir l’intention de reprendre ses services passagers à l’avenir, sans toutefois avancer de calendrier.
Au moment de la publication de cet article, ni les autorités camerounaises ni la direction de l’aéroport international de Douala n’avaient réagi officiellement à cette suspension.
